CIBLE DE VERVE
Ode à un lâche
Mille chandelles illuminaient le ciel
Lorsque l'astre solaire reprit ses droits sur la terre.
L'aurore renaissait dans l'azur baigné de miel,
Joie et bonheur de retrouver la vie dans l'air.
Or dans ce monde idyllique le mal grotesque
Apparaît comme une bave immonde et sale,
Qui le souillerait par son avatar embuesque
J'ai nommé Fifi Brindacier le chacal...
Moralité méfiez-vous de ce vil personnage...
Première mésaventure sur Odyssée, ce quidam sest servi de moi en me lançant moult sorts sans vraiment me donner de raison alors ce chants maccompagne pour avertir ceux qui ne le connaîtraient pas
Pour qui la chance a sourit ! ? !
Sourd aux volutes sonores d'un barde
Et uniquement guidé par des mains renardes
Le vide gousset malchanceux HOWARD
Eut pour butin un taquet d'AZELUN le barde !!!
Les débuts dHoward sur Odyssée furent quelque peu dévié du droit chemin
Attention ?
Avide de connaissance
Elle partit en plaisance
Perdue sur une mer d'huile
Elle attend cette fameuse île
Beauté rime à cruauté
Des gorges gonflées
Pour ses ongles acérés
méfions-nous de cette arrivée
Sur le forum, une future joueuse se vantait de venir nous égorger !
En fougueuse jeunesse
Atteinte sans finesse
Aux tentations dHorward
Sur la bourse dun barde
Cruel et ironique
Destin sardonique
Aujourdhui repenti
Dun passé de Fol pie
Les portes du castel
Rempliront lescarcelle
Dun honnête et simple garde
Accueillant tous les bardes ! ! !
Howard piètre voleur sera meilleur avec une hallebarde à la porte du castel de BrumeVent
Pour cette crevure de BADROCC
"Ode à l'insignifiant voleur
Trop d'honneur je te fais
Médiocre Vide-Gousset
Mais par mots acérés
J'avertis Odyssée
Pour le bas de ce roc
Terre des dernières loques
Laissez ce tas de vioc
J'ai nommé Bas de Roc
Trois sonnets bien placés
Pour seul juge Odyssée
Certains l'apprécieront
D'autres le haïront..."
OYEZ, OYEZ,
Me revoilà pour vous conter pamphlet sur vide-gousset.
Au détour du village,
Sombre elfe de passage
S'attaqua à CINNOG
Et trouva pire que bogue
Un apprenti sorcier
Voulu s'approprier
De bourse d'un marcheur
Mais il trouva des heurts
Voici le vil GUNTARR
Triste sir et vrai couard
Volant sans aucune gloire
Tel est cet elfe noir ...
Eh bien si vous rencontrez ce déplorable bougre, sachez à quoi vous en tenir...
Vide gousset malchanceux
Méfiez-vous de ce gueux
En cape de loqueteux
Exhalant puanteur
Et à cur de voleur
Parcourant nos contrées
Aigre fin rassasiée
De nos bourses vidées
Alkand sest retiré
Trois sonnets biens placés
Pour Viny dévalisée
Que larron apprenti
Maladresse soit punie
Venant de nulle part, ce linfar nayant pas plus de courage que deau dans le désert, menaça le charmant village de Boidoré offrant lhospitalité à un barde rassasié !
Serait ce des menaces proféré de nulle part
Par quelconque frustré se cachant dans le noir
A limage dun démon ou un couard
Nosant se montrer ni arriver en fanfare
Brèves du moment qui mempêche de rire
Parce ce quentendre telles inepties peut faire sourire
Pourquoi ne pas en ce beau village, venir
Expliquer tes griefs et solutions fournir ?
Aurions-nous ami MANDRAGOR, clos la mâchoire
De ce triste sir qui à la veille dun soir
Sest pris lenvie de menacer par désespoir
Ce village serein et mettre le bazar ?
Et seras-tu plus loquace
De constater de guerre lasse
Quen arrivant en grand place
Drôles de stigmates en ta face
Continu de menacer
Populace de Boidoré
Et sent mes mots bien pesés
Reste fourbe et camoufler
Les linfars vont te blesser
Et ta route, ravager
Evite par la suite
Dépouvanter sans limite
Par des bravades hypocrites
Ces gentils petits hobbits !
Raoul la teigne
Qui a eu la désagréable idée de sattaquer à la bourse du capitaine de BrumeVent
Que tes mains ont du brûler
Lorsque lor du capitaine
Etrangement retrouvées
Sur économies de semaine
Fatalement tu fus pris
Et bonne fortune fut partie
Te voilà en paradis
Des vide-gousset apprentis
Dommage que le monde connaît
Désormais ton vrai métier
Difficile à pratiquer
Avec ton front marqué !
Thyrian Nalthar
Un assassin doublé dun vide gousset de druide !
Oyez, oyez !
Que soit entendu et retenu ce qui suit !
Tristement célèbre Pour sinistre sentences,
Achevant sans vergongne par de macabres danses
C'est peutre trop d'honneur
Pour stupide sir voleur
Volant druide désargenté !
Alors soit connu son manque d'intelligence
doit on en rire, se moquer ou garder méfiance !
Qu'on se le dise ! ! !
INSPIRATIONS
En l'honneur de la comtesse ORPHANDILIA
Cette tirade me prend comme une flamme
Brûlante et douce au baiser d'une femme.
Les nuées se mêlent à mes pensées,
Légères et simples à imaginer.
Les brumes flottantes, chevelures incertaines,
D'une terre vierge et explorée,
Telle l'amie de cette licorne sereine
Ou la taverne, carrefour des libres pensées...
Ma première rencontre avec la Comtesse Orphandilia
Chant dun soir à BRUMEVENT
Ballades et chants précèdent mes pas dans Odyssée.
Longues sont encore les routes à attendre les Lais
Les sagas et les poèmes que héros et grands
Ecrivent de leur puissance et de leur glaive violent
Leur voie rencontre ma voix
J'écris pour honorer
Ces vies bien au-delà
D'une mort d'éternité
Ballades et chants compagnons d'éternité
Source de vie, de bonheur, d'une muse inconnue
Perdu en mon âme, issu d'un cur amusé
Je ne sais ce qui anime cette flamme éperdue
Proses, vers pour épopées
Notes, chants pour ballades,
Au fond d'un moi emporté
Prisonnier de mes tirades
Ces notes s'envolent comme flammèches d'un feu renaissant
Qui me dira, qui me chantera la muse céans,
Maîtresse des sens, gardienne de ces vers véhéments
Je ne sais où réside cette déesse m'inspirant
Peut être que des brumes,
Au sommet de tours, fument
Accrochées l'âme des fidèles
Poètes vassaux de la Belle.
Interlude pendant mes recherches dans la bibliothèque du Château et surtout après la refonte du forum et le nouveau visage de la comtesse Les brumes ont formé un nouveau monde
Dans le port de la Baie
[sur lair du port dAmsterdam, J. Brel]
Y a quun immense quai
Où des gens étrangers
Viennent à Odyssée (rythme lent et posé)
Dans le port de la Baie
Je my suis arrêté
Pour y boire et chanter
A la gloire dune beauté (rythme lent et posé)
Dans le port de la Baie
Des odeurs emmêlées
Invitentles assoiffés
A lauberge du quai (légère accélération et continuité avec la suite)
Pour une pièce dor
Certains quitte le bord
Pour aller divertir
Une belle à servir
Et dans cettfarandole
De marins qui convolent
De voyageurs perdus
Sur des navires rompus (grande vitesse et rythme effréné)
Dans le port de la Baie
Venez y retrouver
Les nouveaux arrivés
Fraîchement débarqués (grande vitesse et rythme effréné)
Une dague à la main
Des pièces dor pour lheure
Une vie sur les chmins
Attends ces grands marcheurs (calme et décélération du rythme)
Les esprits se mélangent
Comme les âmes des anges
Et le souffle marin
Se réveille au matin (repos retrouvé et rythme lent comme soleil levant)
Dans le port de la Baie
Je my suis arrêté
Et jai bu et chanté
Pour le cur dune aimée. (final doux et langoureux au souvenir de cette aimé )
La grande prêtresse de VERENA
Loin du tumulte des batailles et des humains
Loin du fracas des déferlantes des embruns
Loin de la rivalité ancestrale des frères
Loin des choix des ténèbres ou des lumières
Je lai rencontrée
Flottante apaisante
Isolée et fuyante
Dune charge trop pesante
Mais dune âme aimante
Je lai rencontrée
Laissez moi conter en simples mots dharmonie
Cette rencontre à la croisée dune vie
De mon âme perdue, désespérée et meurtrie
Et mon espiègle muse apeurée et enfuie
Jai rencontré MAYA simplement
Rencontre
Et ce fut au hasard des trames du destin
Que deux âmes se rencontrèrent en chemin
Lune voletant et musant dalexandrins
Lautre, incantant et tramant arcaniques desseins
Autres lieux, pour que ces âmes se trouvent unis
Loin des profondeurs et des familles ennemies
Loin des pères envieux dégorgeant de jalousie
Même en ces terres de brume restent que des amis
Autre temps ségrainant au fil des saisons
Laissant partir lentement espoir de passion
Leur cur oublieux revenant vers la raison,
Juste souvenir dune doucereuse chanson
Autre amour passionné autrement partagé
Oubliant un instant revers de destinés
Profitant actuellement celui proposé
Par revers hasardeux dincarnations proposées
Et ce fut au hasard des trames du destin
Que poème composé fut narré sans chagrin
Légère ode pour rencontre au délicat parfum
Que deux âmes gardèrent leur avenir serein
Chanson dAmour
Une commande dun cur épris dun homme discret pour damoiselle
Ainsi aura-t-il fallu lespace dun instant
Pour que furtives paroles naissent sentiments,
Allusions fardées ou réels pressentiments
Sur quelques mots, regards, impressions fluctuants
Sous-entendus pesés
Vous aurai-je effleuré
De quelques mots posés
Pour quenfin vous sachiez
Votre existence aimée
Sentiment secret
Je nai fait que garder
Et enfouir mes pensées
Pour ne point offenser
Votre cur apprécié
Saupoudrés de mystère
Pourrai-je imaginer
Ou bien fut-ce rêvé
De vous avoir croisé
En lointaine psyché
Impression sans preuve
Mon cur ainsi serré
Sans espoir partagé
Sans avoir vérité
Et en vain espéré
Ainsi aura-t-il fallu que dun regard fugace,
Je ne puis dévoiler cette secrète audace
Semant en mes paroles pour me mystère se fasse
Incertitude obscure dune émotion tenace
ORPHANDILIA
O muse du jour premier
Resplendissant de ta beauté
Perpétues ta vénusté
Hantes de tes charmes parfait
A travers nos yeux charmés
Nos esprit déternité.
Déesse ainsi incarnée
Invoquant sages pensées
Lâchant esprit libérés
Initiant Odyssée
A ta grande majesté
GLOIRE A EUX
Bonté et générosité
Une légère brise comme dernière couverture,
Un tapis herbeux et humide comme dernier gisant,
L'âme de feu Azelun montait vers l'azur
Sur un dernier soupir, un hommage implorant
Une lueur enveloppa le corps meurtri,
Déjà un combat vain, ce fut elle qui vainquit.
L'âme se détourna des étoiles et replongea en furie
Dans ce corps, REOD DAI ramenait la vie.
Ils n'avaient rien à prouver de plus que leur bonté,
Ils sont passées et ont ouvert leur cur léger.
En ce jour, que leurs âmes en soient glorifiées,
TUIS, REOD DAI et ASTAROTH soyez remerciés...
Suite à lattaque de FIFI, ces personnes eurent la bonté de me soigner dans cette plaine désolée.
La ballade de MAX PEDIPOIL
[HJ prendre chacun des couplets sur l'air du non moins célèbre refrain de Chantal Goya, ce matin un lapin a tué un chasseur ! pour ce qui ne le connaisse pas désolé !]
"Un matIN un gamIN BibouldINGUE ! pataSSELLE !
Parlait-au mann'quIN Concerts d'étinCELLES
C'était un mann'quin QUI, PEDIPOIL le sorciER
sautait de son LIT ! Les mann'quins bougEAIENT !
Ce petIT c'était MAX Grosse betISE ou folIE
Et voulait une vASQUE, Les mann'quins en vIE
car CAMBER l'éruDIT Volèrent et tuE-RENT
le lui avait DIT ! Meme MAXOU leur frERE !
ParcourANT ODYSSEE Dans le nOIR des cafARDS
Les produits cherchAIT, Et des vers peinARDS
C'était des produits QUI, Le gamin sans corps, vIT
Devaient faire du brUIT ! Le Dieu HOROSIS !
Des casserOLES et des fiOLES C'était DONC sans compTER
Pour des idées fOLLES, Au Bla Bla parLE
Il poussa de grands CRIS, Et c'est en l'énerVANT
que des mots éCRITS ! Qu'MAX est donc viVANT !
Et malheur à ceux qui l'entendait car
il devait le garder en tête le restant de la journée
Une de mes premières uvres sur mon
petit ami uniquement pas la taille MAX PEDIPOIL, que le sourire
ne le quitte jamais.
Ode en taverne de JAALH
Venez désaltérer Vous souhaitiez un sonnet
Votre gorge asséchée En voilà une flopée
En cette taverne de Baie Jespère par ces mots
De JAALH, son tenancier Satisfaire votre Ego
Hydromel bien versé Petite dose dhumour
Houblon, ale bien tiré Pour rendre au jour
Trouvez place assise De mon passage à Baie
Et peut être bonne remise A savourer vos mets
Maître JAALH, informé Mille mercis Maître JAALH
Pour-vous renseigner De nous servir votre ale
En vos quêtes difficiles Daccepter ménestrel
Par ces conseils utiles Remplir son escarcelle !
Grand amateur de chants
Généreux, appréciant
Quelques vers bien cités
Jen fut récompensé
Ode à MORIS
Terrasseur de dragon Ralliez-vous à ce chef
Pourfendeur de félons Oubliez vos griefs
Laissez place à champion Etendard comme nef
Ecoutez la chanson Suivez-le derechef
Mes mots donneront son nom
Ô paladin, grand champion
Relisez début des vers
Ils dévoileront champion
Suivez-le avec ce nom
Moris est tout cela
Guerrier porteur de loi
Défenseur de la foi
Et de plus grand soldat
Une colombe nommée TOUTOUNE
Les vitraux de la sainte chapelle clignotèrent
D'ombres furtives cachant les rais d'astre solaire.
L'une d'elle se figea, trahit galbe de ses formes
Et rassuré j'ai pu attendre que je m'endorme
En ces chemins oniriques je l'ai rencontré
Éthérée, charmante âme qui venait assister
Grand désespoir de ne pouvoir me libérer
D'une emprise arcanique sans issue et sans clef
Doucereuse colombe
Ai-je pensé alors
En ce rêve je retombe
La retrouver encore
Telle est l'image de cette dame dont je raconte
L'histoire, mêlée à celle de ce monde, qui remonte
A sa genèse alors qu'aventuriers se comptent
En faible nombre et rejoint Orlanh, le comte
Telle une mer d'huile apaisante elle démontre fureur
Face à dragon meurtrier et souffle ravageur
D'une force d'antan supportent les malheurs
D'obscures geôles et d'un être perdu cher à son cur
Colombe immaculée
En mémoire rappelée
Vole en ciel azuré
Et ravi mes pensées
Témoin sans jugement de frasques de ménestrel
Elle embellit l'ouvrage accomplit d'un sourire naturel,
Flottant léger et merveilleux presqu'éternel
Elle s'envole sous d'autres cieux mais reste fidèle
Est-ce vraiment voleteux oisel en ces lieux ?
Ne manie-t-elle pas magie et art mystérieux ?
Apprenez que sa grande puissance provient des cieux
Et que sa grande vigueur de milieux aqueux.
Ne vous m'éprenez pas
Sur les paroles d'un barde
Se fiant à son émois
Et restez sur vos gardes...
NEPENTHES
Cessant dentortiller moustaches, il prit le Tome
Lentement, il ouvrit le reflet du Destin
Se concentrant, leffeuilla, révélant à lhomme
La tournure de ses chants, limage du lendemain
Rarement les pensées
Du quidam, dispersées
Fredonnant épopées
Loin des réalités
Cessant dentortiller moustaches, les cartes tombèrent
Lentement elle révélèrent, secrets de sa vie
Se concentrant, divulgua, arcanes du trouvère
Le choix acquitté dor de Savoir sans prix
A ceux qui oseront
Quémander les questions
Dun peu dor, jugeront
Ce que Lames publieront
Cessant dentortiller moustaches, il les ramena
Lentement il referma le Livre du Destin
Se concentrant, se paya, constata son émoi
Le ménestrel perdu en horizon sans fin
Nepenthes, Taromancien
Dévoile votre destin
Pour quelques pièces, trois fois rien
Vous laissant sur votre fin
ANDOLYNE MECHEDEFEU
[Sur l'air de petite Marie du non moins célèbre Francis Gabrel]
"Petite Andolyne, je chante pour toi
Parce qu'avec ton jolie minois
Tu charmes la vie, tu l'embellies
Avec tes rires gais
Petite Andolyne au rire si charmeur
Cristallin et si aguicheur
Tu laisses le vent soulever, cramoisi
De tes cheveux défaits
J'entends les vents et les nuées légères filer dans tes cheveux
Et vois le cur d'un ange tombé du ciel se perdre dans tes yeux
De ta folie et pitrerie
Tu l'inspires en gamin'rie
Mais sais tu que ta vie
Inspire celle d'un ami....
Petite Andolyne, tu brilles à chaque pas
Et éclaire de mille feux ta voie
Tes paroles furtives et sourires
Laissent mémoires gaies
Petite Andolyne, brilante d'émoi
ravageur tu l'attiras à toi
Prétendant unique et gentil
Fut Thalen amadoué
Et ce garçon en toile pris
De fils d'or séduit
Tes baisers bien remplis
Te laissèrent flattés aussi
J'entends les vents et les nuées légères filer dans tes cheveux
Et vois le cur d'un ange tombé du ciel se perdre dans tes yeux
Petite Andolyne, je prête ma voix
Pour que dans ce continent là
On sache reconnaître à l'infini
Tes petits doigts de fées
Petite Andolyne, tu connais déjà
Les sombres couloirs de rats
Mais tu as su t'en sortir , aussi
Et d'un spectre aidé...
De ta vie et péripétie
Tu inspire chansonnerie
D'un barde aussi séduit
Que sont les étoiles à la nuit...
J'entends les vents et les nuées légères filer dans tes cheveux
Et vois le cur d'un ange tombé du ciel se perdre dans tes yeux..."
On entendit encore la mélodie continuer à être jouer pour laisser
les esprits rêveurs se faufiler dans les méandres oniriques
des fugitives danses féeriques...
MERLIN
_"Est il nécessaire de me présenter ?
Allant par monts et par vaux,
M'arrêtant en gai château
Comtesse m'offrit cadeau
Pour conter ce qui est beau...
Les chemins me prêtèrent palettes de beauté...
Témoin d'un très grand tournoi
Chroniqueur des maux brumois
C'est en chapelle d'Ashura
Que déesse m'honora...
Mais dans ces gais destins, sombre futur venait
Une cité menacée
Des vers pour champion nommé
Ses mots encore pour conter
La NegraDextra navrée
Juste un aparté pour une muse arrivée
Du moult fois centenaire
S'échappa une sorcière
Qui séduisit un trouvère
Et annonça une nouvelle ère
Que cesse alors vanité d'un barde inspiré
En cet endroit réputé
Craint, hait et redouté
Accueille âmes torturées
Et ménestrieux invités
Eut-il permis que prophétie soit révélée ?
Je quitte ce style employé
D'alexandrins et sonnets
Pour d'autres mots, effleurer
Le destin d'un être secret..."
Les plus curieux plissèrent les yeux pour se lancer dans la recherche de ce quidam affublé de tant de vers et les autres attendaient la suite avec impatience :
_"Au sein d'un maëlstrom de passions et de paix,
Un interlude parmi l'angoissante destinée
D'un regard perdu, s'arrêtant sur cette clarté,
Entourée des ténèbres, d'une sale gangue, il venait...
Malgré les guenilles, vint cet être hors nature,
Vint une flamme si ardente à l'intense brûlure
Un feu captivant étrange et fascinant
Un feu à la flamme blanche et au mal foudroyant...
Les ténèbres s'écartèrent, inquiètent de son regard
Se dissipant en nuée d'un esprit hagard
Il continuait d'avancer en cette mare
Fier ou désintéressé, arrivait le soir...
Il avance invincible, terrible et attirant,
Fort, calme, posé, qualificatifs évidents.
Le rencontrer, c'est jouir d'un moment fascinant,
Rester, c'est quitter le havre d'un destin clément...
Est-il encore nécessaire de continuer ?
Repartant sur les voies,
Avides d'autres destins,
Riche encore de celui-là,
Racontant histoire sans fin...
Et tradition rétribue conteur inspiré..." Finit-il de dire en souriant de ce sourire entendu aux vues d'une escarcelle amoindrit de monnaie sonnante et trébuchante ou du gracile sourire d'un joli minois généreux ! ! !
MUSES
Ode à la merveilleuse et silencieuse ANATHEMNA
D'une vallée encaissée s'élèvent des nuées
BrumevEnt accueille poètes, bardes et coryphée.
Deux sources coulent au milieu de cette contrée,
Celle de l'inspiration et du Ale bien tiré
Découvrir en ces lieux des rimes de choix,
Inspirées par des rêves d'une nature en émoi,
D'un regard hagard perdu sur son joli minois,
Les vapeurs du Ale m'emmènent vers ANATHEMNA
Les brumes libres de convoler sur les cimes
Ameutent les pensées des rêveurs en délire,
Les vents souffrent sur ces effluves délissimes
Elle continue de les contempler sans être prise...
Mes premiers pas dans le village de BRUME et ma rencontre avec la belle ANATHEMNA qui doit me considérer comme vil flatteur !
Une muse d'un jour
_"Dame Strale D.Redhair, vous m'avez autorisée à composer en votre honneur, calmant ainsi mes ardeurs et l'enthousiasme que vous m'inspirâtes. Je vous laisse la primauté après vous me direz si je peux en faire profiter le monde,
A travers les brumes de ce castel éloignés
Une lueur blafarde mais écarlate brillait
Les embruns tournoyant
Arrêtèrent tournoiement
A travers les brumes de ce castel éloigné
D'espiègles flammèches de bourrasque s'amusaient
Les alizés soufflaient
levant crins mordorés
A travers les brumes de ce castel éloigné
Mon âme émerveillée en belles proses s'est lancée
Oserai-je plonger
En regard vert abstrait
Oserai-je brûler
En avatar flambé
Oserai-je appelé
en âme inspirée
A travers les brumes de ce castel éloigné
Laissez moi vous guider vers marcheuse arrivée
Le brouillard écarté
S'est aussi incliné
A travers les brumes de ce castel éloigné
Grâce, noblesse et élégance l'ont escorté
Détail remarqué
d'un il écorché
A travers les brumes de ce castel éloigné
Mais tout chef d'uvre a besoin d'un défaut marqué
Je m'arrête un instant et il facile de deviner une certaine émotion dans les paroles du ménestrel, est-ce de la sincérité ou bien est-il passé maître dans l'art de la narration ? Cependant, ses yeux brillants cachent quelque chose...
Aëlia attendant Mandragor
Quelques sonnets charmeurs
A cette dame dhonneur
Remplissant de bonheur
Le cur dun beau chanteur
Loin, elle lattend patiente
Egrainant les heures lentes
Poète à voix charmante
Reviendra par les sentes
En attendant belle dame
Je vous ouvre mon âme,
Egayant de ma flamme
Trop longue attente dune femme...
Brève pour Assa
Autre temps, autre ciel
Silencieuse éternelle
Sur route de Castel
A croisé Ménestrel
Motivations
Ce ne seront que quelques mots pour toi Dara
Qui te permettront de te guider sur les voies.
Continu de chanter, de narrer de ta voix
L'histoire de ce monde emplit de paix et de fracas
Viens donc à la suite de ce ménestrel volage,
Ravi d'accueillir apprentie en son sillage.
Mais néanmoins sans imposer rites de passage
A future conteuse libre d'écrire ses pages...
Apprend, observe, soutire du monde magnificence,
Ecrit et chante avec tes mots en folles danses,
Impose ton style qui s'inspirera des tendances
Sans jamais sombrer dans les affres de l'ignorance.
Quelques mots encore pour garnir cette passion
Qui nous brûle de jouer de quelques citations
Gardes-toi de sombrer dans l'ultime tentation
De s'imaginer être Puissant Fanfaron ! ! ! !"
Des vers pour motiver une ménestrelle qui cherchait encore sa voie alors quelle avait déjà sa voie
Petit acrostiche pour ménestrelle
Danse encore dans mes pensées caressant mon âme
Attendrie de tant de grâce qui de toi, femme
Répand, diffuse, chante, compose, brandit notre Flamme
Aux yeux du monde, que tes mots et verbes deviennent Lames...
délices de rêves et de songes auprès de toi
evoquent tabous et interdits de mon émoi
Loin de moi l'idée de bafouer sentiments
Y voir quelques tentatives d'y prendre ascendants
Ose braver la réalité en imaginant
Nulles entraves ni barrières à ton art naissant
Survole les mots jonglent de verbes indécents
Brave l'Espace et le Temps par tes uvres et chants
Aspire vers cette passion qui brave le néant
Honte alors à moi de renier ce sentiment
Ni même de cacher celui que je ressens..."
[C'était l'hiver, de Cabrel]
_"Elle vivait d'un monde de puissance
Un monde d'arcanes et de violence
Cruelle Etoile
Elle quitta ce monde de frayeur
Et s'hasarda en Comté enchanteur
Levant le voile
Ils choisirent d'unir leur pensées
D'un lien défiant espace et durée
De leur vie distante tout partager
Elle savait ce que lui éprouvait
Lui parvenait à la conforter
Son destin fut alors plus cruel
Il la tenta de monts et merveilles
Et lui resta toujours fidèle
Il n'entendit son dernier appel
Elle n'était plus sous le même ciel
Elle défia ses maîtres et son destin
Pour s'affranchir des chaînes et de ses liens
Son sacrifice
Elle embrassa alors la lumière
Et l'âme perturbée d'un trouvère
Ultime délice
Elle partit conquérir sa gloire
Pensant vaincre obstacles et déboires
Il restait seul dans le noir
Insensible à sa grande victoire
Elle ne put sentir son désespoir
Il comprit surtout ce monde austère
Ses sentiments qu'il laissa faire
Peut-être alors qu'ils le trompèrent
J'ai perdu ma ténébreuse sorcière
Perdue à jamais dans l'éther...
Les doigts continuait alors doucement à pincer les cordes pour ne pas que les derniers mots ne soient les derniers dans le silence de ces catacombes, pour ne pas se perdre dans les méandres et les affres du désespoir...
Il s'entretenaient alors à côté d'un banc de pierre. Et lui, prit sa Harpe et entonna quelques notes sur l'instrument au sombre bois. Et puis les notes commencèrent à s'élever et il se mit à chanter :
[sur l'air de c'est écrit de Cabrel]
_"J'ai cru pouvoir enfin me sortir de l'Enfer
revivre alors comme un jeune trouvère
Aimer cette muse au goût de mystère
J'ai rêvé
Tous ses chants raisonnent encore
Comme une passion en mon for
Il brillent d'un éclat d'or
Et tait les prières que j'implore
J'ai cru pouvoir me perdre dans le fond de ses yeux
Me faire aimer si j'étais loin d'eux
Mais elle est libre dans un monde heureux
J'ai rêvé
Sa douceur égaye ma vie
Comme une joie infini
Sa légèreté m'envahit
Et fait de moi son ami
J'ai cru pouvoir être un homme différent
Changer et m'attacher vraiment
Mais je n'ai pu être que le reflet d'un amant
J'ai rêvé
Vivre seul et voyager
Comme les Lames disaient
Créer et chanter pour égayer
Et honorer la beauté..."
Les notes continuèrent alors un peu et il resta silencieux, souriant pour
prêter attention alors au conciliabule...
CONTES
Le Conte de la Biche dOr
Il se leva encore une fois vers le centre de la salle mais ce fut alors sans sa compagne de toujours, sa Harpe, mais plutôt vêtu de sa cape et de son chapeau panaché. S'apprêtait-il à partir ? Pardi non car il n'aurait pas laissé ses affaires à la table, avec Dara et Ishtar ! Il s'avança ainsi et fit volte face à l'assemblée. Il attrapa du revers ce chapeau cadeau de Zahor et se décoiffa non pas sans effectuer quelques pirouettes savamment orchestrées et humble inclinaison, signe d'un salut réel... Après cette mise en bouche, il prit la parole sur un ton de narration évident :
_"Belles Dames, gentes Damoiselles, Beaux Sires et gentils Damoiseaux, je ne vais cette fois-ci pas me mettre ni à chanter ni à réciter une composition versifiée..." Il remarqua de la surprise, de la peur peut être ? Qu'allait-il donc encore inventer ? !
_"Je suis, Azelun d'Aexarn, conteur..." Il vit alors vraiment les regards interrogateurs et déjà des murmures dévoilaient l'envie de boire la même chose qu'il venait de prendre ! Mon nom est connu surtout, Azelun, qui s'associe à frasques, à légèreté, à lointain voyage et peut être quelques poésies qui font rêver et que sais-je encore, nous sommes jugés mieux que par les autres !" Il souriait des froncements de sourcils !" Alors donc Aexarn est maintenant très loin d'ici et il me reste le terme de Conteur !" Il s'inclina humblement" Non pas un titre de noblesse, non pas une sorte d'orgueil mal placé, mais surtout le signe que mes mots sont capables de donner un sens aux choses de la vie, aux évènements, avec un certain poids !" Cette fois lui fronçait les sourcils car il sentait bien la lassitude montante !
_"La Comtesse Orphandilia, m'a fait grande joie de m'adouber de son intérêt et de pouvoir encore et encore être le témoin de la beauté de ce monde, c'est vague n'est ce pas, alors au lieu d'attendre d'elle le moindre fil conducteur, j'ai repris la route pour tomber sur une histoire qu'il me serait des plus agréables à vous narrer..." Il remit son couvre chef, lissa les bords, écarta les pans de sa cape et les poings sur les hanches commença :
_"Ainsi donc vais-je vous raconter un récit, une légende ? Une chimère ? Je vous laisserai seuls juges, mais sachez d'ors à présent que vous allaient être les témoins d'un secret jalousement gardé par quelques élus..." Les conversations cessèrent, les yeux se posèrent sur lui et le silence presque s'instaura dans la grande salle...
_"Il s'agit de la quête, oui de la quête et non pas de la chasse d'un chasseur, parti conquérir un merveilleux trophée... Je n'en dévoile pas plus pour le moment afin de ne pas gâcher les mouvements de cette révélation... Imaginons une traque longue et pénible dans une nature verdoyante et immense." Il prit un ton calme, posé et presque chuchotant afin de ne pas faire faux bond à ce chasseur que chacun des convives a maintenant donné vie dans son imagination...
_"Il est là, il est épuisé et vient enfin de remercier Dame Fortune, car dans cette immense forêt, il vient enfin de trouver la trace de cet animal qui s'échappait pour le moment à toutes ses attentes et mis à l'affût..." Il marque une pause se courbe et imite un homme qui vient de découvrir quelques choses à quelques centimètres du sol :
_"Une brindille cassée et surtout un fil d'or qui vient briller au soleil..." Il regarde alors les convives et ne hausse toujours pas la voix "Un tel indice ne peut que confirmer les traces et les origines de sa traque, plus de doute à avoir, il faut poursuivre dans cette direction..." Il fait quelques pas comme un chasseur en traque et se relève alors :
_"Il suivit alors ce chemin de boue et de terre, qui trahissait son passage... Et déboucha sur une lisière pour apercevoir un étrange spectacle... Alors qu'il venait de passer les derniers jours dans une luxuriante forêt, il aperçu devant lui un terrible spectacle, des troncs froids et grands, des colonnes de pierre, sans branches et sans feuillage, constituaient ce nouveau monde" Il regardait l'assistance "Quel monde fantastique et désolant à la fois... Mais s'il devait passer par là pour la trouver, il le ferait..." Il reprit ce ton conspirateur et poursuivit :
_"Il avançait à pas de loup tout en refreinant son envie de voir mieux ce domaine étrange, mais nous, nous ne chassons pas alors je m'en vais vous donner quelques nourritures à votre curiosité... C'était un monde lugubre, la pénombre aidant, cela donnait un aspect inquiétant et étrange, un vrai cauchemar s'il avait été endormit et victime de son imagination... Des immenses colonnes qui s'élevaient vers les cieux que l'on ne voyait presque plus, des grands molosses éternels qui n'affichaient aucune hostilité quelconque..." Il baissa le son de sa voix :
_"Alors poursuivons et constatons le dépit de notre chasseur, la pierre dorénavant recouvrait le sol, plus de boue, plus de terre, pour trahir son passage, rien que l'instinct et..." Il prit à partie un des convives pour le prendre par l'épaule et lui intimer la raison de ce détail que d'autres lui enviaient de connaître avant eux ! Pourtant il haussa la voix tout de même :
_"Et ce papillon rouge, ce petit papillon rouge qui virevoltait en tout sens et qui était apparu devant lui semblant peut être le narguer, semblant l'ignorer et qui se mit à poursuivre une route qu'il n'avait peut être pas interrompu..." Il se releva croisa les bras, se sépara alors de son quidam et poursuivit vers le centre de la salle :
_"Une jolie créature que ce fut là, une sorte de tâche dans ce décors grisâtre, une sorte d'exception dans l'uniformité..." Il s'arrêta alors soudainement, regarda à droite à gauche leva une main :" Peut être y en a t il parmi vous qui eut la même lumière à l'esprit comme je l'ai eu, peut être que ce papillon..." Il mima ce chasseur et prit soin de continuer, il fit des pas plus rapide tantôt à droite tantôt à gauche et il dit :
_"Lui n'en avait plus de doute, il se mit en devoir de chasser le petit papillon, du moins le suivre, ne surtout pas le lâcher, ne surtout pas le perdre dans ce monde lugubre ne surtout pas..." Il cessa son ton joué et pris la parole tel un narrateur moralisateur :
_"Il avait oublié les règles élémentaires, il en avait perdu le sens même de sa traqueur et les chasseurs présent ici, ne me contrediront pas, il n'avait pas pris soin de repérer le chemin qu'il venait de prendre..." Il reprit comme haletant, l'image du chasseur qui s'arrêta devant le joli perchoir que le petit papillon rouge avait choisit :
_"Alors il resta bouche bée, il ne bougea plus et vit un spectacle saisissant, il était au bord d'un étang ? D'un marais ? D'un lac ? D'une mer ? D'un océan ? La pénombre environnante ne permettait pas de remarqué l'autre côté de la berge et qui plus est, un mince brouillard flottait... Mais ce n'était pas le propos du moment, il se savait de toute façon perdu mais de voir cette délicieuse nymphe, lui sourire et lui souhaitait la bienvenue, le mettait dans une sorte d'ivresse peut être fatale, à cause du petit papillon rouge !" Il marqua alors une pause, laissa le temps passer et constata l'énervement de ceux qui souhaitait enfin connaître l'issu de ce conte qui ne venait pas ! ! ! !
_"Il eut les yeux qui papillonèrent" Il rit "Ah! Ah! Ah! Je ne l'ai pas fait exprès !" Il toussa et continua "La nymphe toujours, là, merveilleuse et belle, le petit papillon rouge virevoltait toujours mais ne quittait plus la belle et lui vit alors le monde s'épaissir, il vit des visages, il vit des gens, il vit une pièce et toujours la nymphe et le petit papillon rouge... Et il entendit, parce que jusqu'à présent, il n'avait pas eut droit au moindre son émanant de cette forêt vraiment des plus fabuleuse, il ne passe pas un moment dans une forêt, dans nos forêts sans qu'elle ne fasse s'exprimer le moindre son..." Il bougea de droite à gauche :
_"Il était venu chasser un animal merveilleux" Il désigna alors la planche que l'on pouvait apercevoir par delà les vitres en cul de bouteilles, l'enseigne de la taverne " Eh oui, il chassait la Biche d'Or, il souhaitait la voir, peut être la toucher mais sûrement pas la tuer, juste de comprendre qu'il avait atteint ce moment céleste, de quiétude et de repos, ce moment que l'on peut profiter et apprécier chez notre hôtes, Maître Jaalh, tenancier de la taverne de Baie, La Biche d'Or..."
PRIERES
Verset I
Céleste Dame des Nuées
Acceptez prières invoquées
Par ces quelques vers partagés
Réconfort je souhaite retrouver
Aucune supplique cependant
De ménestrel fervent
Juste partage de moment
Sombre Dame de vénusté
A choisi de me quitter
Et nos destins séparés
Témoin du mariage en comté
Vous avez béni les mariés
Montrant alors votre existence
A troubadour sans espérance
Verset II
Céleste inspiratrice
Des muses libératrices
Des vers, Impératrice
Aux paroles salvatrices
Cest funeste destin
Que vivront jours prochains
LObscurité revient
Et je ne pourrai rien
Etats dâmes nécessaires
De dévoué trouvère
A exprimer ses vers
Aucune poésie
Pas de beauté choisie
Pour mort sans frénésie
Elle frôla la lumière
Découvrit être cher
Dépérit en sa chair
Mortelle tempête la perd
Pardon pour tristes faits
Qui oublie la beauté
Mais recherche un instant
Retrouver Belle dantan
Verset III, en quittant BrumeVent par la route dOrlanh
Une légère caresse
Donnée avec paresse
Pour cette dernière messe
Que moffre lastre solaire sendormant au loin
Un cur plein dallégresse
Âme emplie de sagesse
Je men vais sans vitesse
Regardant dernièrement beffroi du châtelain
Mon âme sait que je laisse
Cette pauvre comtesse
De nouveau en tristesse
Restant forte et disponible malgré son chagrin
Que ce chagrin me blesse
Mais dinspiration naisse
Et que me gagne livresse
De comparer en son honneur vers et quatrains
Une légère caresse
Loin de cette liesse
Mais gardant hardiesse
Verset IV, restauration de la Harpe
Je pus composer au sein de cet atelier
Une prière pour toi afin dhonorer
Tant de beauté sur ces instruments meurtriers
Je pus désenchaîner une joie refoulée
Lorsquil se mit en devoir de maccompagner
Sur la restauration de la Harpe abîmée
Donne moi linspiration
Pour agir de belle façon
Que mes gestes accomplis
Composent belles poésies
Il fut sûrement rapporté
Quun jour il rencontrerait
Celui qui lui permettrait
De la faire ressusciter
Que chacun des coups rythmés
Lui redonne vitalité
Que de son cur abîmé
Renaisse tonalité
Verset V, Mort des Larmes
Elle était allongée sur des dalles assombries
De son triste corps ne montait aucune vie
Etait-elle endormit ?
Etait-elle affaiblit ?
Que quelques airs cristallins dun harpe de nuit
Suffit à la ramener des limbes de minuit
Ai-je alors bien agit ?
De lui offrir un répit ?
Sinistre destinée déclenche horribles cris
Et ils la prirent pour lui prendre son essence de vie
Aucune poésie
Et sa beauté finie
" les Larmes " fut portée sur lautel des sacrifices
Et il ne pu rien à lemmener loin dici
Verset VI, Un moment de quiétude
[sur lair de Simon and Garfunkel, sound of silence]
Sur les pentes des montagnes
Une envie de chanter me gagne
Quelques vers pour ces beaux paysages
Quelques notes pour ces roches sans âges
Et au sommet, somptueux
Paradis ou merveilleux
Cest un moment de quiétude
Un monastère aux murs blanchis
Crevant lazur dun ciel bleuit
Une issue gardée par moine zélé
Un ménestrel attendant de pouvoir rentrer
Et une Harpe, cristalline
Dinspiration, divine
Cest un moment de quiétude
Dans ce sanctuaire dEther
Furrinus accueille trouvère
Disciple de Shanya la belle
Muses des bardes et ménestrelles
Et de savoir, dispensé
Dune sagesse recouvrée
Cest un moment de quiétude
Verset VII, réponse de la déesse
Naurait-ce été quun hasard que dêtre présent
En ce jour, au sein du sanctuaire de BrumeVent ?
Bénédiction en chapelle
Inspiration éternelle
Apparition dans le ciel
Récompensant ménestrel
Mais de son vol gracieux prouva son existence
A ses yeux ébahis requérant sa présence
Une simple envie de me rapprocher d'une déesse
Qui m'offre le moyen de chanter allégresse
D'exprimer les passions avec mots de finesse
Pour que chaque moment d'écriture soit une messe
Suffirait-il alors de composer quelques vers
Hâtivement sortis de l'esprit d'un trouvère ?
Acceptera-t-elle de tourner céleste regard
Nimbé de lumière vers conteur aux yeux hagards ?
Y aurait-il alors espoir d'émouvoir son cur
Avec quelques fugitives pensées d'un rêveur ?...
Une simple envie de retrouver cette caresse
Que m'offre son éphémère message d'ivresse
Un signe délicieux emplit de finesse
Ramène volage esprit en voie de sagesse..."
Verset IX, ténèbres
En profondeur de la terre
Aucune oreille pour trouvère
Juste quelques compagnons
Appréhendant les tréfonds
Profitant d'un lugubre moment, assis
Au sein de ces couloirs de cadavres envahis
Quelques instants de paix pour écrire mots choisis
Pour une déesse éloignée de ces vers, on prie...
En profondeur de la terre
De ce souterrain cimetière
Dans un plus grand abandon
La plus simple dévotion
La beauté s'est éteinte au seuil des profondeurs
Loin des monts et vaux merveilleux enchanteurs
Loin des uvres naturels et de créateurs
Restant seul avec une richesse aux milles splendeurs
En profondeurs de la terre
Les curs et âmes retrouvèrent
Une beauté sans concession
Affichant leur cohésion...
Chacun brille de poésie,
Cherchant encore à l'exprimer
Des charmes offert par la vie
Ignare des voies inspirées..."
Verset X, appel à Feu lElu de Shanya
Humble conteur, troublé par son apparition
Charmé par ses galbes, il offrit génuflexions.
Resplendissante, elle apportait bénédiction
A force et beauté unies dans la perfection..."
Que l'instant de poésie
De musique et pensée
Sache un instant ramener
L'Elu qui sera séduit..."
Verset XI, Veillée
Il trouva ainsi un lieu tranquille, il s'assit sur un rocher, sorti sa compagne, la Harpe et se mit à jouer un air progressif, qui montait, qui voulait s'élever vers les cieux, qui voulait rejoindre les hautes sphères...
[Air de El Condor Passa]
_"Sous un plafond d'étoiles et de lumières
Sous l'éther
En hiver
Au sein du monastère, austère
Ecoute les paroles de ton trouvère
Chantées claires
Saint' prière
Au sein du monastère, ouvert
Déesse de muse de poésie
Entends-moi
Par ma voix
Shanya superbe, sublime égérie
Prends de moi
Ces vers là
Juste un instant
Au grès du vent
Quitte les chansons de ton univers
Pour nos sphères
D'âmes légères
Au sein du monastère, Prières
Autour des flammes dansantes s'élevèrent
Mes prières
Ma bannière
Au sein du monastère, des Pères
Fidèle à la beauté de ta vie
Laisses moi
Chanter pour toi
Shanya du monde affranchi
Libère-moi
Exalte-moi
De mes tourments,
Délivrant.....
La mélodie continua sans parole accompagnée de la Harpe, il était différent, il était redevenu lui même et il le faisait partager, aux hommes, à la Terre, aux dieux...
Verset XII, Appel à Shanya pour Gerald
Ô Alizés lointaines tournoyantes en castel
Disputant le comté de ses blanches nuées...
Venez à moi transportant paroles fidèles
Ramener la clameur d'un ménestrel inquiet
Saura-t-elle encourager
Hardiment, pour guerroyer,
Auteur de prière chanter
Ne pourra-t-elle demander
Y prier celui visé
A bénir nos bras armées
Ô Alizés endiablées, soyez messagers
De cette prière chantée au grès des Nuées
Emportez l'écho de cette requête contée
Pour aider compagnie de ménestrel inquiet
Grand chevalier du comté
Ecoute les paroles priées
Regarde vers barde troublé
Apporte courage, fierté
Lance félicité
Dispense ta témérité
Ô Alizés envoyez, en héraut apportez
Cette prière pour déesse influencée
Celui qui des Nuées apportera bienfait
Noble dieu, apporte soutien à barde Inquiet...
En des moments où les mots ne suffisent plus, quil faille agir manu militari, la douceur dune déesse peut peut-être interférer auprès des hommes darmes
Verset XIII, Remerciement à la flamme dun cierge
Lorsque les frimas du désespoir vinrent toucher
Les affres de mon âme blessée et torturée,
Une lueur lointaine vint brûler et briller
Pour commencer à faire fondre la torpeur glacée.
Petite flamme dansante
Au firmament de l'Azur
D'ondulations provocantes
Et de fougueux gestes purs
Lorsque les frimas ténébreux vinrent empêcher
Tout retour vers un semblant de réalité,
Son Azur violacé lancinante vint m'aider
A revenir et des Ombres me protéger...
On me demanda un jour de déceler toute trace de beauté dans ce monde. Ce fut dans le dédale des catacombes, quune simple lueur vint illuminer mon cur et me sauver
Verset XIV, la beauté dune harpe
Ce fut en BrumeVent que Comtesse demandait
D'être témoin et rapporteur de la Beauté
Et de tenter par mille façons de l'exprimer
Dame Nature généreuse,
Créatures plantureuse
Créations merveilleuses
Et autres mystérieuses
Je fut déjà héraut de merveilles racontées
Les contant déjà par des prières versifiées
Mais toujours novice d'un moment digne de vous écouter
Et autres merveilleuses ?
Furent portées mélodieuses
Envoûtantes et radieuses
Rendant mon âme heureuse
Envoûté, charmé, je ne pu m'empêcher
De continuer à jouer cette douce mélopée
Pour apaiser une créature affolée
Mais comment oublier de raconter
Que même dans ces couloirs on peut la retrouver
Pas dans la mort mais par des notes exprimées...
Rendant mon âmes heureuse
D'avoir défier l'affreuse
Idée qu'une loi malheureuse
Fasse les tombes hideuses
Ô déesse des cieux qui m'a déjà montré
Que mes quelques frasques pouvaient te détourner
Ecoute les notes de cette Harpe Enchantée...
Lorsque les notes dune Harpe sont suffisamment puissantes pour que leurs portées viennent enserrer la volonté dune bête Et ainsi sélever comme un hymne à la beauté de la musique
Prière Profane, contribution pour le repos de lâme de Zorinnus
Qu'enfin se termine cette longue errance,
Par Trois Os d'un corps meurtri d'une grande violence
Déposés dans un caveau en toute innocence
Par des mains qui n'ont de cesse cette macabre danse.
Cesse l'attente d'entre les morts et les vivants
Terme d'une longue quête et d'un profond tourment
Que l'Equilibre soit rétablit décemment
Que son Cycle reprenne son cours normalement.
Crâne fut l'Os Premier que Minuit nous remettait
Tibia, le Second que noble âme nous offrait
Epine Dorsale, Tierce légende ramenée.
Que la Matière rejoigne l'Esprit libéré...
Verset XV, prière ? Déclaration ? Motivation, un moment de bonheur
[Air de Mistral Gagnant, Renaud]
Arrêter un instant sur les berges d'un étang
Et contempler les bois merveilleux
Respirer ce grand air d'un moment émouvant
Perdu dans les tréfonds de tes yeux
Oublier un moment la tristesse des gens
Rêver à d'autres cieux merveilleux
Que verdure et fraîcheur d'un fabuleux printemps
Viennent illuminer des churs mielleux
Chanter belles paroles pour ce bosquet charmant
Prière digne d'un lieu avenant et gracieux
Sublime moment
Contempler les ramages la forêt et les bois
Rêver d'une rencontre idyllique
Espérer d'une ce lieu la douceur de tes bras
Puisse me montre monde onirique
Que chacune de mes notes puisse toucher Shanya
Te montrer cette voie magnifique
Qu'en un mot de mes rimes soit la source de ma joie
Et que tes pensées uniques
Chaque fois que nos vies nous ramènent vers toi
Humble ménestrel enchanté et magique
Prière pour Dara
Cette prière Dara je te l'offre pour toi
Pour que tu puisses un jour convoler
En ces temps calmes enfin pour que chante ta voix
Et rende à ce village sa beauté
Chacun de tes actes pour lui ramener Joie
Et bonheur et puisse alors inspirer
Que cette déesse que tu ne comprends pas
Te souffles un instant paroles aimées
Et qu'ainsi sans colère et sans haine cet endroit
Puisse alors être notre lieu partagé
Ma Douce Dara....
Quel bonheur alors que de pouvoirs ressentir la présence de cette déesse, surtout après un tel moment de bonheur
Prière à Hôrosis, Requête
Ô divin Gardien du Précepte Sépulcral
Oyez ma prière, ô divin Juge Impartial
Dun ménestrel rendu en funeste spirale
Dévoilez moi les quelques secrets inconnus
Des mortels, celui qui trace et mène leur venu
En votre domaine pour jugements des âmes perdues
Alors entendez ma question, simple requête
Ma présence défunte à ce jugement de faites
Trépas est inhérent pour que venue revête
LEsprit seul ne peut-ili alors invité
Siège dune âme refusant une mort violentée
Rompant Cycle de la Vie, par curiosité
Verset XVI, Conseils
Ô Furrinus, Père de tous les Dieux
Ô Te Danann Déesse Mère
Ô Shanya porteuse de ma requête,
Ecoutez ce jour, le conseil que vous demande mortel
Cet acte présent relève de trames spirituelles
Qui me sont inconnues et qui m'interpellent
Je n'ai pas l'arrogance de poser mon dévolu
Ni même le pouvoir de décider sur vos Elus
Me laissant en ce lieu comme perdu
Entendez ma requête, comment ai-je pu les figer
Alors que vos regards sur nous est posé
Ne les laissant pas me conseiller
J'en appelle à vous pour la voie me montrer
Si telle est alors votre volonté de me laisser décider
J'assumerai mais peut être sans la sagesse espérer..."
Verset XVII, Hommage post mortem
Shanya,
Accordes moii une main ferme et délicate,
Pour que ces notes cristallines et légèrent relatent,
A ce défunt innoncent, victime candide,
De malveillances fraternel et de leurs seides
Qu'un ménestrel, jadis attentif apprenti,
Un souvenir respectueux et annobli
Par ce désir perpétuel de s'améliorer
Pour rendre les honneurs à mentor respecté...
Joran,
Que ton carquois soit rempli
Nul trouble brouiller ta vue
Tes terrains de chasse garnis
Et demeurer Ingénu..."
Il laissa les dernières notes transporter ses dernières paroles,
il les regarda presque et revint vers le seuil des marches...
Il remonta alors cérémonieusement et revint dans les ramages...
EVENEMENTS
LE DRAGON BLANC
La mort du dragon blanc
Longue et sinueuse est la route pour cette contrée
Arrivé en ce pays, un manteau givré
Mêle neige et glace soulevées par la bise gelée
Ô maître du froid, nul garde n'aurait protégé,
Rivalisé ou s'opposé à celui qui
Tapit dans l'ombre attend, de son souffle acquit
Dans le tréfonds des ténèbres sépulcrales
Une raison d'honorer d'une caresse d'un feu si pale.
Ne saurai-je l'exprimer ? Le courage de valeureux,
De grands et puissants guerriers fougueux
Rivalisant de ruse, force et intelligence
Arrive en son domaine et manque de chance.
Grande déception pour cette glorieuse équipée.
O statues vivantes de héros inanimés
Ne craignez plus une éternité paralysée.
Bien inspirée fut le cur de ce chevalier,
Lancé vers le funeste destin de ce ver
A la robe immaculée à l'âme emprunt de guerre
Nul ne pourra décrire que ceux qui auront vu
Ce chevalier, MORIS, l'avoir pourfendu
Ecrit en lhonneur de MORIS, participant à la défaite dun dragon et qui eu la bonté de me décrire sa version des faits. LA MORT DUN DRAGON BLANC, fut lénigme à résoudre et la première à me donner la réponse fut la jolie ANDOLYNE MECHEDEFEU
Alors que bon nombre de personne discute, se repose, profite d'un moment d'accalmie dans une vie rude et pleine d'embûche, AZELUN semble s'intéresser à sa scène improvisée. Il s'en approche et l'améliore en y ajoutant une planche prise par-là et une autre ici. Il teste la solidité de l'ensemble et déjà son bricolage attire le regard de certains. Il ajuste son pourpoint, sa cape et son chapeau au légendaire panache et prend son inspiration :
"Oyez, oyez à tous, pardonnez-moi de ne pas vous nommer par vos titres, mais j'ai à vous conter grande épopée.
Venez, approchez et goûtez à ma verve qui vous emmènera en grande bataille. Venez, approchez et goûtez au son de ma voix vous narrez cet exploit"
Je prends une grande inspiration, ferme les yeux et d'un regard mi-clos, scrute l'assistance pour capter son attention et commence lentement d'une voix grave et lancinante :
"Il est des brumes obscures provenant de marais,
Loin de BRUMEVENT, regorgeant mystère et secret.(je montre du doigt les monts au loin)
Il est des héros voyageant pour se croiser (je ferme le poing pour leur force)
Loin de BRUMEVENT, en noble destinée (je montre une nouvelle fois le lointain)
Il est de ces moments où un dragon déchaîne, (et j'écarte les bras)
Loin de BRUMEVENT, une hargne gorgée de haine.
Il est de ces héros capables d'une lutte soudaine,
Loin de BRUMEVENT, ce guerrier décousu sans peine"
Une autre inspiration et reprend avec rapidité
"Laissez vous emporter
Dans un combat acharné
Le nain contre la bête
Dans une valse sans fête (et des mouvements rapides accompagnent mes paroles)
Traîtrise, assaut et jurons
Prénomme le blanc dragon
Courage, force et lame
Prénomme le sir à grande âme"
Et je reprends plus calmement
"Il est des instants de calme avant la bataille (en croisant les bras)
Loin de BRUMEVENT, il le rechercha sans faille
Il est de ses couards de monstres cachés dans la glace
Loin de BRUMEVENT, le pisteur suivit sa trace.
Il est des monts aux sommets enneigés (et mes bras dessinent des montagnes)
Loin de BRUMEVENT, le vent souffle face à ce soldat.
Il est des chutes longues et éternelles précédent,
Loin de BRUMEVENT, un combat des plus sanglant."
Quelques instants de silence pour reprendre des forces et mon souffle pour ce qui va suivre dans un déchaînement de mots avec rapidité :
"Dans une lutte acharnée
D'autres Héros combattants
Blessés ou impuissants
La Hache s'est lancée.
Bondissant en furie (et je saute de ma scène adorée)
Pourfendant sans limite (et je rentre dans la foule)
Sur le dos du dragon (pour remonter sur les planches)
Chevaucheur fou, démon... (et mes yeux expriment la folie)
Hurlement de DOULEUR (et je termine ce mot en criant)
Sur moult coups destructeurs
La bête estropié (et je me courbe)
Projeta le guerrier (pour me relever simulant la projection)
Mais valse mortelle (je repars de plus belle)
S'abattit sur corps frêle (je tournoie sur moi-même)
Pas de danse foudroyant (une petite gigue)
Coups de griffes, coups de queux,
Ballet de coups méchant (je danse encore)
Laissant le nain au faucheux
Farandole éternelle
De finale querelle (et je m'arrête d'un coup en frappant les planches)"
Courbé, simulant la mort, je dévisage l'assistance comme étant ce fameux faucheux venant cueillir v os âmes, yeux mi-clos mais m'arrêtant sur un corps imaginaire et saisissant le vide comme étant son âme. Je reprends doucement, d'une voix grave à la limite audible :
"Il est de ces moments, d'entre-vie tranquille
Loin de BRUMEVENT, son âme s'éleva docile
Il est de ces moments où d'autres prirent le flambeaux,
Loin de BRUMEVENT, ils attendirent ce héros.
Il est de ces moments d'incertitude en lice
Loin de BRUMEVENT, imposant justice
Il est de ces terribles querelles sans fondement
Loin de BRUMEVENT, déchirant des alliés d'antan (et je regarde l'assistance en remuant la tête)"
Mais je sursaute d'un coup en frappant du plat du pied faisant par la même sursauter tout le monde, et reprends de plus belle :
"Force et puissance interne
Appel aux prières naines
Calme avant ouragan
Il s'élança, hurlant
Déchirure temporelle
Furent témoin les vivants
Car mémoire réelle
Il revint dans le sang"
Je m'arrête aussi soudainement que j'ai pu reprendre et reprends une stature posée et continua :
"Il est de ces moments d'horreur et de vengeance
Loin de BRUMEVENT, il consomma son engeance
Il est de ces moments pour sa force il dû tribu
Loin de BRUMEVENT, mangea le cur du dragon battu"
Je ferme les yeux, baisse la tête semblant revenir à la réalité un silence précède un ton plus cérémonieux :
"Le malheur s'abattit sur les vainqueurs du jour
La discorde du trésor disparu pour toujours
Envahit les seuls rescapés sournoisement
Manquant de les déchirer pour vulgaires brillant"
Une pause et reprenant :
"Alors que le trésor
Convoité sans son or,
Chacun trouva sa peine
Récompensé sans haine."
Je m'arrête un instant et avec un air studieux reprends d'une voix calme et respectueuse :
"Je ne peux lui offrir
Plus que ces humbles mots
A ceux qui durent souffrir
Pour nous défendre des maux,
Laissez moi dévoiler
Secret de ce guerrier
A grande destinée
Méritant votre respect
Grand le foudre de guerre la hargne et la vigueur
Ont pris naissance dans ce soldat, grand pourfendeur
Grand hacheur d'ennemis et porteur de terreur,
Entendez ces paroles qui clament avec honneur,
Toute la puissance d'un tel gars destructeur
A m'écouter vous savez qui est ce grand tueur..."
Je finis en large révérence saluant le public d'un large mouvement de mon panache et descends de ma scène quelque peu fatigué et surtout assoiffé, vite allons à ce baril se désaltérer...
Ma dernière geste concernant le combat contre un dragon blanc, à la demande express du sieur Guerrier jai nommé GOGETA
ATTAQUE DE LA BAIE
Ruines fumantes et cadavres sanguinolents
Illustrent Ton passage au travers des vivants
Pire furie ne pouvait s'abattre en pareil
Cataclysme pourfendant les nuages et le ciel
Fournaise vengeresse
Vengeance pécheresse
Ces flammes, qui nous blessent,
Un goût amer, nous laissent.
Spectacle écarlate et pourpres désolations
L'azur beauté d'un havre de tranquillité
D'Yeux de saphir et d'un souffle d'immolation
Ravagèrent sans grâce le couchant de la cité
Les flammes ont leur maîtresse
Les flammèches sont en liesse
Pour que de brasiers naisse
Le feu de cette déesse
Ô beauté céleste daignant faire montre de sa grâce
Ô mère malheureuse détruisant de guerre lasse
Merci de nous montrer trésor de vénusté
Pardonnez notre race de détruire votre lignée ...
Balai dansant de lames
Tournoyant en fols âmes
Tourbillons de mystères
Bras terminés de fer
Enveloppé d'une grâce
Langoureuse aux angoisses
Terrifiantes de l'estoc
Arrivant sans un choc
Nul ne vit corps meurtri
Avalé par furie
Ravagé par les flammes
Immolé par cette femme
Eternelle hors du temps
Le Dragon foudroyant
Balai dansant de flammes
Enveloppant son âme
Devant le juge de Der
Ou perdu en mystère
MARIAGE EN BRUMEVENT
TOURNOI DE BRUMEVENT
Prélude
Libre à moi d'imposer
Un style versifié
En joute verbale
Pour échange cordial
Autre bataille de vers
Loin de croiser le fer
Je défie "plumalier"
Venir poétiser
D'un salut de sonnets
D'une verve posée
J'attends combat loyal
Pour ce duel oral.
"A tous ici réunis, nous avons été témoin d'une joute close dont les dieux furent les juges. Oyez ces paroles de vers tirés et de simplicité. ThaMors ci-présent redoute mes longues litanies alors je n 'en ferais que quelques lignes
Traître en la demeure qui espérait échapper
A la justice des dieux en combat clôturé.
Rencontre d'acier entre un bras justicier,
Le félon caché qui fut alors démasqué.
A l'écoute du pamphlet renégat révélé
Kabbale déjouée par ThaMors dévoué ...
Voilà de quoi illustrer ce combat sanglant qui fini par montrer la vérité. Sieur ThaMors voilà court pour ne point vous donnez d'idée de me transformer en poulet ! et encore une petite énigme qui sera facile pour qui a l'habitude de m'écouter à découvrir cette bourse au premier qui me donnera la réponse...
Alors qu'il avait plutôt pris une place de spectateur laissant la noblesse et la justice officier pour ce nouvel évènement, il parut surpris pas le raid verbal du sénéchal en sa présence. Ses bras croisés se décroisèrent et au lieu de dégainer Armes et Pavois, ses yeux se rétrécirent et jaugèrent alors cette estafilade qui écorcha son amour propre. Digne d'un combattant, il sourit et releva le défi ainsi d'une voix forte et intelligible :
"VENTREDIEU, quel terrible ennemi vous ferriez
A manier estoc verbal et lame d'acier !
Mais grande erreur vous fîtes, que venir me défier
Sur lice orale où je puis être chevalier"
Le ménestrel s'avance alors au devant du rassemblement s'incline en direction du sénéchal et lui laisse un clin d'il, pour reprendre :
"Votre furtive attaque
Manque d'un certain tact
Désarmé, je l'étais
Frapper, je le pourrais"
Une autre courbette et un autre clin d'il, il s'avance et se tourne alors vers tous en ayant pris une marche des tribunes pour se faire entendre mieux mais évitant de faire concurrence aux grands rassemblés :
"Que ne suis-je à vos yeux que simple ménestrel
Exilé d'Aexarn et de Brume fidèle
Quel bonheur de venir muser en ce Comté
Grâce à ces gardes se sentir en sécurité
Qu'avons nous donc à leur reprocher si ce n'est
Un ton bourru, des illades et regards légers
Leur présence déjà rassure mon opinion
Qui éloigne rumeurs, méfiance et suspicion"
Il s'approche alors des gardes accusés et les montre d'un bras levé
"Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Faire goûter les bienfaits du goudron et aigrettes ?
Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Jeter troubadour emplumé de ces ailettes ?
Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Tenir panse d'esclafferies en tenue de chouette ?
Ai-je intérêt à défendre ceux qui souhaitent
Me voir déguerpir, quitter Brume pour belle lurette ?"
Il revient alors vers la populace rassemblée et continu :
"Ecoutons et jugeons
Ces malheureux champions
Victime de suspicion
Et graves accusations"
Il s'arrête un instant tend son bras vers les soldats :
"Démontrez-moi par jugement leur félonie
Et ma verve enragée détruira leur vie
Que mes vers acérés pourfendent leur félonie
Et ne puissent trouver repos et harmonie"
Il se calme un instant et reprend doucement :
"J'aime encore à rêver
Regards exaspérés
De soldats affolés
De devoir m'écouter"
Il revient à sa prime place et en regardant le sénéchal rajoute :
"Voilà donc riposte à votre estocade
Point de courroux ni de haine ou de mise en garde
Je me fais défenseur d'accusé et trouvère
Face à sournoise attaque et verdict sévère"
Une dernière courbette avant que le troubadour reprenne sa place en arrière plan ...
Suite aux vers du sénéchal, ceux-ci se retrouvèrent en aparté pour jaser et se défier. Préparant ainsi Azelun d'une prochaine contre attaque moins rapide que celle au combat livré. Ecoutez ce qui s'y est dit et imaginez la suite...
Soit la rime est aisé pour qui est cultivé
<Azelun> et celle qui finit en é permet moult vers composés !
<Azelun> vous pourrez toujours adapter une prose de qualité
<Azelun> en continuant de parlé avec cette emphase bien sonnée !
<Azelun> diaaaaaaantre mais cela n'est tout autre qu'un défi en bonne et dû forme
<Azelun> et vous me prenez au dépourvu très cher, ha!ha! ce ne sera alors que grand panache de ma part que de vous rendre cette estocade verbale
<Senechal> J'attends avec impatience vostre assaut !
<Azelun> par ma muse, je me sens en verve et vous m'émoustillâtes mon amour propre
<Azelun> laissez-moi le temps de dégainez ma plume et de vous rendre de ma meilleure botte
<Senechal> Non point vostre propre amour n'oserai-je salir !
<Senechal> Je ne connais vostre muse aussi ne me permettrai-je jamais d'y voir autre chose que pureté !
<Azelun> il ne sera pas dit qu'Azelun se laissera faire et peut être qu'au tambour il fait piètre combattant mais sur ce champ de bataille il souhaite régner en maître ! ! !
<Azelun> si seulement je connaissais ma muse !
<Senechal> Mieux vaut être maître dans un domaine ou règne grande concurrence, cela anoblie vostre verbe !
<Azelun> bon ben va falloir trouver le temps de m'y mettre ! ! !
<Senechal> Montrez-nous maître Azelun comment l'on se débarrasse avec éclat d'un élève aussi pataud que moi...
<Azelun> déjà sur le fond, point de rigueur et d'ordre, ni alexandrins ni sonnet et puis cela me met en bouche car mine de rien il existe un certain talent car je reste en admiration
<Senechal> Les verbes n'arrivent pas en ma bouche ficelé en alexandrins, peut être fais-je de la prose sans même le savoir ;°)
<Azelun> bref voilà de quoi me réveiller de cette triste apathie qui commençait à régner, je plains le malheureux et timide ThaMors qui verra ses oreilles remplies de nos verbes
<Azelun> Soit la rime est aisée pour qui est cultivé
<Azelun> et celle qui finit en é permets moult vers composés !
<Azelun> vous pourrez toujours adapter une prose de qualité
<Azelun> en continuant de parlé avec cette emphase bien sonnée !
<Azelun> vous aurai je assomer par mes mots répété
<Senechal> (rêvais-je ou ma verve quarte fois fut répétées ?)
<Azelun> ou seriez-vous stupéfait pour ne pouvoir contre attaquer
<Azelun> ma verve est mon épée nommée
<Azelun> pardonnez de moi de me répéter
<Senechal> N'épuisé pas ici vos traits
<Azelun> mais s'il faut ré-attaquer
<Azelun> encore et encore je l'utiliserai
<Azelun> ceci n'est que mis en appétit
<Senechal> je vous espère ne pas être ensuite démuni !
<Azelun> afin de ne point vous donner de répit ....
Il fut difficile d'entendre la suite car le ménestrel se mit en devoir de muser et de composer ...
[sur lair du manège, dEdith Piaf]
Ma source de joie cest vous
Chanter et conter pour vous
Je suis tout en émoi
Dès que ma voix vous va
Regardez chevaliers
Combattre tels grands guerriers
Admirez les archers
Au centre les planter
Ecrire pour vous vaillant
Conter pour vous bonne gens
La vie de ces héros
Tout ce quil y a de plus beau
Contemplez belles donzelles
Conter fleurette pour elles
Leur sourire donne des ailes
A lhumble ménestrel
Voilà pour vous ces vers
Et ces paroles légères
Appréciez donc ce chant
Et fêtons donc lévènement .
Ecoutez la rumeur Je lance pour mon ami
Répandre sa teneur Un appel et un cri
Ecoutez sa teneur Rassemblez-vous ici
Et cessez tout pour lheure Ecoutez ce quelle dit
Aidez-le à construire Le petit Maxounet
A monter à bâtir Qui na rien demandé
Vider sa tirelire Souhaiterait rassembler
Pour maison avenir Une équipe douvrier
Venons tous à la Baie Vainqueur du tournoi
Dun coup de main laider Meilleur archer adroit
Bâtir sa maisonné Acceptez donc ma voix
Au fameux port de Baie Et chantez avec moi !
Joueurs de cette harpe unique à la corde
Composez belles victoires en orchestres harmoniques
Interprétez en accord ces chants liturgiques
Dun traits accomplissez le résultat unique
Laissez moi vous conter
Cette idylle commencée
Par un tendre baiser
En chemin de comté
Intrépide écuyer
Chevelure mordorée
Ils se sont rencontrés
Et leurs âmes partagées
Quelques mots prononcés
Pour laisser apprécier
Cet amour grandissant
Kitana, Apagan
Sombre Passé
Deux colombes en ciel azuré
Quobscures profondeurs ont séparé.
Leur flammes vivaces continuaient de brûler,
Lentement éteintes par leau de la destinée
Insipide Présent
Un aigle en ciel bleuté
Quobscures profondeurs de Terre laissa échapper
Dun courage enflammé aux victoires répétées
Mais son cur perdu dans les flots esseulés
Ardent Futur
Aigle et colombe planent unifiés
Quobscures de Terre rêvent davaler
Flammes illuminant cet amour retrouvé
Plongeant allégrement dans passion réveillée
Quelques paroles de Grâce
Pour que repose se fasse
Aidé par mélodie
Et muse de Minuit
Ressourcez votre esprit
Apaisez frénésie
Ecoutez ces sonnets
Pour quiétude retrouvée
Demeurez concentré
Purifiez vos pensées
Laissez vous de guerre lasse
Que rien ne vous dépasse
Monstrueux ou volés
Aux âmes torturées
Laissez dénoncer
Insidieuse félonie
Suspendre une vie.
Jinvoque Son esprit
Que vérité se crie,
Seigneur de ce Comté
Que votre âme approché
Puisse enfin nous parler
Cavaliers de métier Cavaliers affrontés
Formidable lancier, Avec lance brisée
Ils se sont affrontés Lun deux a succombé
En joute de mariés A force du premier
Ecoutez Epopée UROK, fort comme un roc
Ecoutez chant de guerriers Debout contre les chocs
Ecoutez lances brisées Que Lutor provoque
Ecoutez galoper Mais reste alors en bloc
Ce fut même silence avant bataille rangée
Ce fut même regard entre duel guerrier
Chevauchant destriers
Arborant lances dressées
Ce fut même trompettes qui avisèrent cavaliers
Galopant destriers
Gardant lances baissées
Ce fut même souffle retenu avant charge
Ce fut même approche de cette issue ignorée
Heurtant de plein fouet
Pavois et lances dacier
Ce fut même assaut en charge renouvelée
Ce fut même victoire à guerriers égalés
Elkhenir a gagné
Moris a triomphé
Ce fut même fantastique joute remportée
Ce fut même victoire de noble chevalier
Lointain le silence de la vaste plaine de Brume
Lointain visages aux yeux perçant, naseaux qui fument
Les lances se sont baissées
Les cavaliers lancés
Lointain est le pays de celui qui combat
Lointain et étrange le cur de celui qui se bat
Le rusé le manqua
Mais lui se retira
Lointain lhonneur à la victoire sans entrave
Lointain le goût de déception au regard grave
Sir Berren retiré
Sylverfox triomphait
Lointain ce combat face aux tournois dalors
Lointain encore le mariage et noce dor
CYPHER-SPRING, Chevalerie
Et ils savancèrent, droits
Sur les traces des aînés
Maintenant chevaliers
Pour cet ultime combat
Même honneur de sonnet
Par ces jeunes écuyers
Méritant récompense
Pour bataille à lance
Mais il fallut victoire
Difficile à ravir
Toute haine à bannir
Pour revêtir la gloire
Identique bataille
Pour courage sans faille
Tel futur chevalier
Lun deux du sincliner
A la dernière touche
Lance de Cypher fit mouche
Spring perdit la partie
Dans lhonneur accomplit
MORIS-SILVERFOX, Combat épique pour décider dun vainqueur
[air de corrida de F. Cabrel]
Depuis le temps quil simpatiente sur cette plaine froide
On entendit trompettes, tambours et les cris de lads.
Jamais avant tant de tension pour combat sans violence,
Ils étaient seuls sur le champ, premier pas de danse
Et puis la flamme sest abaissée et ils se sont lancés
Sur le sable de la lice des cavaliers chargeaient
Dernier duel de chevaliers, perdu gagné sanas défense
Les chevaux sapprochaient, second pas de danse
Et puis le choc est arrivé et a déclaré le vainqueur
Sur le sable de la lice un guerrier se meurt
Dernier duel de chevalier, Moris soigne en transe
Les chevaux séloignaient, troisième pas de danse
Enfin le tour se termina dans la joie et lhonneur
Sur le sable de la lice, on vit compagnon dhonneur
Dernier duel de chevaliers, dune certaine connivence
Les guerriers séloignent, dernier pas de danse
Un peu en retrait, on pu voir un visage immobile d'un ménestrel dont les joues brillaient, reflétant les nouveaux vitraux de la chapelle. Il fut raconté plus tard qu'Azelun versa des larmes de joie sans doute à la vue d'une déesse. A ses côtés, Andolyne lui remua la main pour le ramener à la réalité :
_"M'sieur Azelun faut pas pleurer c'est pas triste du tout faut en rire ou alors vous z'avez mal quelque part ?" Il se tourna vers elle et lui répondit par un grand sourire et osa s'avancer, il est clair que comprendre d'où pouvais venir cette voix qui le poussait à écrire était pour lui un choc mémorable. Il arriva alors à hauteur des jeunes mariés et s'inclina humblement :
_" Messeigneurs, puisse vous accompagner la félicité et la joie que j'éprouve aujourd'hui. En votre honneur je ne peux attendre festivité et me sens comme emporté par cette vague de ravissement alors écoutez et vous tous aussi car c'est grand bonheur que de conter cela." Il se recule un peu, lève la tête vers le vitrail de Shanya et commence sur un ton enjoué mais ému :
_"J'aime à garder en ma mémoire ce simple sourire
De celle qui aime à rêver de vers et même rire
De batifolages poétiques de ménestrels
Perdus et esclaves de cette muse éternelle...
J'aime à chanter, muser, composer et écrire
Pour grandes gestes, épopées ou simples délires
Sachant que de ce sourire je ne pourrais d'elle
Obtenir que grâce, beauté, plaisir irréel...
J'aime à poser genou en terre devant sir
Illuminant comtesse de bonheur et de rire
Soyons fier d'accueillir ce chevalier fidèle
A sa raison mais pliant d'amour avec zèle...
J'aime aujourd'hui témoigner de leur bon plaisir
De nous avoir accueillit, puissions nous réjouir
En ces tournois, festivitéset ribambelles
De nos souhaits accompagner leur joie éternelle...
J'aime à imaginer que Brume puisse nourrir
Nos muses imaginatives et qu'à l'avenir
Notre comté accueille encore ménestrels
Témoins encore d'évènements exceptionnels..."
Les mots finirent de raisonner dans ce sanctuaire et humblement il se retira pour laisser le flot des personnes féliciter les mariés. Il porta un dernier regard au vitrail ...
Après avoir danser et fait profiter ces talents de danseurs au gentes demoiselles, ont pu constater que son agilité fut meilleur dans cette art que dans le maniement d'estoc.
Attardé prêt d'une table recouverte de mets délicieux et grisé par des vins licoreux, il pu constater le regard des gens rassemblés. La musique passait des airs lents et agréables les danseurs terminaient de tourner et on s'étonnait de ne pas l'avoir encore entendu parler.
Ainsi furent-ils mariés
En chapelle consacrée
Inachevée reste encore l'issue d'épopée
Mais avec zèle humble ménestrel va conter
Car tantôt de légende sera considérée
Les revers et dénouements de ces jeunes unifiés
Ainsi fut-il narré
Folie, Acte Premier
Au bourg silencieux arriva liesse s'amasser
Pas que guerriers mais amateurs et initiés.
Des frimas irréels vinrent des teints fanés
De fantômes illusoires apparus âmes damnées
Confusion éperdue en ces gens rassemblés
Car dans village, éthérées blanches nuées flottaient
Autres épreuves de combat sur zombies deux fois nées
Mais dans l'âtre de l'Ogre, Balkiel, qui riait
D'un claquement de doigts, Kalimshan agacé
Du noble Berrren accompagné, dissipait
Ephémère illusion d'un esprit torturé
Qui voulait en Brume, maëlstom instauré.
Ainsi furent préparé
Acte Deux, lances, archers
Resta alors acte de félonie à régler
Tar'Lak en champs clos de par Thamors fut défait
Puis demeura vieille ire de zombie rescapé
Evitant effusion de sang pour honneur préservé
Et les flèches fusèrent vers la cible désignée
Et les coursiers s'élancèrent vers lances opposées
En l'honneur de nos futurs mariés rassemblés
Dont mariage prévu ne fit pas unanimité
D'illustres noms ressortis des épreuves d'archers
Et déjà des laies agrémenter des guerriers
En quelques traits Wodahs et Max furent séparés
Duel, Moris brilla plus que Fox argenté
Ainsi prix célébrés
Acte Trois perturbé
Venant d'augures secrets des fidèles accusés
Aurions-nous d'autres félons en rang de Comté ?
Qui donc de trépas feux Orlahn a trucidé
Qu'un adepte, de sombres arcannes félonnes, a tué
Insidieuses querelles en nos curs abusés
Des vivants aucun n'avaient tristes vérités
Ce fut esprit reposé en un lieu reculé
La mort vint donner aux témoins, véracité.
Enfin fut furent délivrées d'obscures pensées
Nos âmes rassurées sur la version des faits
Plus d'accusations, d'affirmations non fondées
Les épousailles purent être enfin consacrées
Ainsi fut unifié
Acte Quatre et sacré
En chapelle du castel, Dieux sont arrivés
SHANYA, déesse de poésie et de beauté
GERALD, héroïsme et chevalerie représentés
Tous deux bénirent de ces nouveaux mariés
De ce sacre béni, perfidie perdit pied
De nouveaux rassemblés, allégeances furent prêtées
Le fameux estoc, soutiré pour adouber
La force de Brume, paladin et chevalier
Ainsi furent-ils mariés
Azelun l'a conté...
NEGRADEXTRA
Prologue
Insidieux félons tueurs sous terre avançaient
La lune se leva dardant de lumière comté,
Chevaliers et mages contre ennemis avançaient
Tourbillons de mystère
Jalonnent cet enfer
Eperdu aux tréfonds
D'un mal vagabond
D'antan affreuse en son âme dés lors repentie
Loin de ceux qui inclinèrent meurtre et félonie
Quelques vers et da grande volonté permirent
De démontrer que le mal en bien puisse maudire
Ecoutez vers de conteur
Puissent-ils apporter bonheur
Montrez chemin lumineux
Et exaucer tous vos vux.
De vos paroles inspirées
Beauté de Brume m'a touché
Comme larme j'ai versé
De ce matin contemplé
Mes mots pour votre âme nouvelle
Larmes pour amour si bel...
Hérault de chanson de Héros
[Sur lair de Fanchon]
Guerriééééers voilà un chant de gueeeeeere-reuh
Chanté par fidèle-euh trouvère
Couraaaaage et force dans vos coups
Frappez plus haut ques les genouuuuuux
[refrain]
Et han ! frappez moi tous ces démons
Ecrasez moi tous ces félon-onons
SHANYA inspire-reuh tes trouvères
GERALD béni tes hommes de guerre
[plus bas]
SHANYA inspire-reuh tes trouvères
GERALD béni tes hommes de guerre
[tout bas]
SHANYA inspire-reuh tes trouvères
GERALD béni tes hommes de guerre
[très haut]
SHANYA inspire-reuh tes trouvères
GERALD béni tes hommes de guerre
oui tes hommes de guerre (trois fois)
De taille et de solide estoc
N'ayez pas peurs des violents chocs
Brisez les rangs des noires armées
Portez leur violence assénée
refrain
Arcannes et voie de la lumière
Venez apporter votre pierre
Brisez la magie des ténèbres
Et rendez votre art célèbre
refrain
Marchez et rameutez soldats
Que ceux fidèles prêtent leur bras
Il y va de la liberté
Il nous faut sauver baie,
Balade mortelle
Et elle arriva, inquiétante, en sa superbe
Chacun de ses pas foudroyait entier près dherbe
Ils avaient choisit de suivre les ténèbres
Et la suivait avec leur volonté acerbe
In entendit lécho des combats jusquen plaine
On sentit remugle fétide des flammes malsaines
On vit, mêlées foudroyantes qui se déchaînent
On goûta lamertume de combats dissue vaine
Et elle faucha, insensible son tribu de morts
Chacun de ses gestes amenait plus dâmes encore
Ils avaient choisi brassard en tacite accord
A leur dextre, pour combattre toujours et encore
On entendit alors lourd silence sinstaurer
On sentit alors fragrance putride se dégager
On vit prétorienne dernière valse donner
On caressa lespoir de voir la paix
On goûtera peut être ce ale bien tiré
Et elle continua son malheureux chemin
Chacun de ses regards troubles en ces guerriers craint
Ils avaient choisit une retraite et pièges malins
En ce brumeux décors et ruses de félins
On vit lame fourragé et hallebarde rangée
On entendit nobles clémences parlementées
On sentit la colère et la colère seffondrer
On frôla quiétude, silence, calme et volupté
On goûta amertume, forfanteries lancées
Et elle sourit des litiges en pacte accompli
Chacune des frasques emplissait de zizanie
Ils avaient choisit cohésion anéanti
Mais en pourparler triompha lhypocrisie
EPILOGUE, fin de la bataille aux portes de la Baie
_"Paradoxes du temps
Car de l'Astre naissant
Apparaissent nécromants
Et noirs guerriers mourant
Sombre sont les colonnes du temple des morts
Fumées des brasiers destructeurs brûlant les corps
Nuages ténébreux sur morne plaine flottent alors
Après tempêtes seules flaques de sang témoignent encore
Défenseurs unifiés
Et renforts arrivés
Pour protéger la Baie
De précaire destinée...
Les larmes dun poète
Pestilentiels marais,
Repaire malfamés
Aux oreilles affûtées
Nobles écoutées
Pour confiance demandée
Lexpérience a parlé
Et parole fut bafouée.
Les attaques de guerriers
Ont noble âme perturbée
Fracturant à jamais
Cur de grande pureté
Une pancarte en la taverne de JAALH
Sous laspect renfrogné de ces bourrus guerriers
Ont pu trouver courage et grande volonté
Loin de machination et intrigue menée
Des hommes sacrifient leur vie sans arrières pensées
A la défense de celle fragile et désarmée
Tant bien à penser, soldats, merci dexister
PASSAGE A BOISDORE
Veillée
Et les mots senvolèrent
Au firmament stellaire
Envahirent les esprits
Octroyant apathie
Elle savança, posée
Entre les grands piliers
Dune démarche éthérée
Mélodie éthérée
Merveilleuse harmonie
Pour des âmes envahies
Et les notes retombèrent
Abandonnant bel air
Un instant infini
En simple allégorie
Cest un grand honneur et plaisir de participer
A concours de vers et dalexandrins narrées
Permettez à humble ménestrel, présenter
Sa verve et son imagination indomptée !
Alors donc sans sujets et thèmes non imposés
Dois-je dégainer mon estoc récité
Pour affronter rimeur au talent inégalé
Jour de rimes et de mots pour le détrôner
Devinette
Aurai-je espérer vous faire deviner
Zest d'humour, mots-clé, énigmes racontés,
Ecoutez mes paroles dévoilant mon secret
Lisez donc mes mots pour solutions prêtées
Un verre ou des piécettes pour qui va me donner
Non pas ce que je suis mais aussi ce que c'est...."
Ballade de BOISDORE
[A chanter sur l'un des airs du générique de Tom Sawyer, "haut comme trois pommes, Tom Sawyer est un gentil garçon, qui n'aime pas l'école et préfère pêcher des poisson.... ! ! ! !]
_"
(En écartant les bras et marquant le rythme et regardant l'assistance)
C'est un joli village
Boisdoré louera votre arrivée
Perdu dans les feuillages
Longtemps il vous faut pour le retrouver
(Frappant dans ses mains pour inviter tout le monde à le faire)
Boisdoré est pleins de copains
Qui tapotent dans leur p'tites mains
Boisdoré est plein d'artisans
Qui font de beaux et chouett'présents
(Montrant l'établissement autour de lui)
C'est une chouette auberge
Où il fait bon bore de l'hydromel
C'est la que converge
Gentil et joyeux ménestrel
La Chopine en métal blanc
Vous préparent des plats succulents
La Chopine en pure mirthrill
Enchantera vos papilles
(Montrant du doigt les personnes concernées)
Ce sont de petites gens
Adorables et vraiment sympathiques
Qui sont toujours présentes
Pour vous rendre la vie féerique
Boisdoré un havre de paix
pour qui saura le respecter
Boisdoré vraiment idéal
Pour soulager toutes ses fringales
(Effectuant une cordiale courbette)
C'est un beau village
Je suis sûr que vous l'apprécierez
J'suis peut être volage
Mais j'adore vous le rappeler
(Partant dans la salle les enfants à sa suite pour inviter tout
le monde à frapper dans ses mains et à danser, mêmes les plus
fanatiques ;-) et sombres personnes re- ;-) )
Tatata.... tatatatatata
Tatatataaaaaaata
Tatata.... tatatatatata
Tatatataaaaaaata
Tatatatataaaaaata
Tatatatatatata
Tatatatataaaaaata
Tatatatatatata......" Il cesse alors fatigué et repu de chanson
et de danse ! Pour s'assoire enfin sur une chaise...
LE MONASTERE
Le Don de Furrinus
_"Il faut aussi revenir sur ce lieu, qu'est le monastère.
Certains savent que j'y suis descendu, dans l'antre de ses
catacombes. L'honorable Père Zarthaar m'en a conté l'histoire
et j'en fut séduit alors je m'en vais vous la conter...
Le silence se fit, seul des toux succintes, des crépitement
de bois dans le foyer, les bruits de la nuit et l'écho de
la montagne se faisait entendre. D'une voix grave et posé il dit :
_"Il serait inconcevable de taire sa mémoire
Du travailleur de la terre qui a su prévoir
Des frimas et des chaleurs évitant déboires
A ses frères et surs leur évitant désespoir
Il su intelligemment
Cultiver tous ses grands champs
Faire réserve pour mal'temps
Et partager à ses gens
IL serait triste de négliger généreux
Qui partagea sans compter, issus des jours heureux
Ses réserves pour les siens qu'il donne à ces gueux
Qui furent tous rassasiés et surtout oublieux
Ses réserves furent vidées
Il avait tout sacrifié
Et ces ingrats furent sauvés
Pour le laisser affamé
Il serait malheureux que barde puisse oublier
De raconter les chroniques d'un homme de bonté
Une histoire de mémoire arriérée
Simple raison qui édifia ce mausolée
Son histoire ainsi cité
Permet à l'avisé
De comprendre le secret
Des catacombes explorées
Il serait blasphématoire d'oublier ce Dieu
Qui découvrit dans le cur de ce triste gueux
La teneur de sa Parole et la voix des cieux
Ainsi Furrinus, édifia ce profond lieu..."
La Harpe
Résurrection ou lArt de subjuguer son public
Les temps oublièrent son chant
Du long sommeil perdurant
Vint celui qui en grattant
Réveilla cet instrument
En cette brocante de Baie, Galgard vendait
Un capharnaüm de trésors, d'outils, d'objets,
Traînant sur étal, attendant d'être achetés.
Un plaisir des yeux, une caverne qui fait rêver...
Je déambulait dans ces rayons encombrés
Chargé d'articles, les bras pris, je me retournais
Ravi de trouver un pourpoint de cuir clouté
Un concert merveilleux et cristallin, vibrait...
Artistes elfiques, artisans
Accomplirent chef-d'uvre savant
Transformant de fils chantant
Son vibrant au firmament
Craignant la ire du Maître, l'ignorance je feignais
Mais cette simple cascade cristalline subjuguait
Les gens présents, attirés et hypnotisés.
Je déglutit en voyant Galgard me toiser !
Mais Dame Fortune me fît la joie de me sauver,
Ce qui fut moins vrai pour la santé d'un banquier.
Car en cette ville de Baie, uf fut volé !
Facile de comprendre l'ire d'une mère outragée.
Mort écarlate, vint des cieux
Au souffle brûlant, haineux
Achevant guerrier fougueux
Prémisse d'un conte fabuleux.
Cendres et Ruines rappelèrent le passage d'un dragon.
La brocante ne laissa derrière elle rien de bon.
Ce grand spectacle eut le prix de la destruction
Et Galgard ne pu me donner que " rataillons "...
Tel un corps meurtri, je pris grand soin de porter
Les restes d'un harpe elfique abîmée
Curieux de sa nature, je découvrit secrets
Cachés par des runes qui lancèrent mon Odyssée
Fut gravées runes secrètes
Sur ce ténébreux squelettes
Dont les cordes pincées transmettent
La raison de cette quête.
Difficile fut de traduire ce langage ancien
L'Erudition d'un magister m'amena loin
Peu en ce monde lisait ces runes des confins
Le savoir, l'ancienneté fut le cas prochain
J'aurais pu me perdre dans les livres de BrumeVent
Attendant la clémence d'un Destin bienveillant.
Il n'en fut rien et de sombres évènements
Me portèrent à engager de sombres serments.
Tragédie devint le thème
D'une saga racontant dilemme
Comprendre fut problème
Mystère que temps parsème.
Elle avait renoncé au vieil ère ténébreux
Choisissant un castel de vent et de monts Brumeux
S'éloignant de son maître et de ses plans haineux,
Choisissant autre allégeance d'un cur amoureux
On grava le bois noirci
L'envoûtant de psalmodie
Créant des notes au tournis
Afin de troubler les esprits
Aurai-je oublié un passage dans cette quête ?
Sûrement car j'omis de dire le désintérêt
D'un menuisier à m'aider contre bourse coquette
Point de rancune, je ne le ferai pas travailler.
Alors ce fut la surprise de la rencontrer.
Il pénétra mon âme et de son ordre fut fait
Une fratrie qui permit de la réveiller
Une mélodie cristalline monta au sommet
D'un ménestrel trépassé
Seuls ces mots seront gardés
Ainsi ce fut alors fait
Et runes alors furent chantées
Il daigna alors m'apprendre les mots oubliés
Dévoilant en partie magie d'un mélopée
Je n'en eu guère plus et d'une dette fut affublée
Soulagé, angoissé, je dus la trouver
Le langage fut oublié
Les rythmes de Mélopée
Restés sur ancienne portées
Laissant le cantique, secret
Où mieux que le monastère fallait-il chercher ?
Une ballade au grand air vivifiant des sommets
Et à la porte de cette retraite, j'ai frappé
Concentrant mon esprit pour énigmes percées
Au sein de ce lieu neutre parsemé de secret
La Connaissance et le savoir donnent Vérité
Après m'être délecté de ces ouvrages athées
Trois livres d'une résurrection donnèrent la clé
En Nuées et Alizés
Lieux de muses et coryphées
Les ouvrages furent rassemblés
Pour dévoiler Vérité.
De cette bibliothèque, le Savoir fut traité
Enfin de trois livres cherchés, je fut chargé
En ce moment de printemps, je pu étudier,
Assimilant les nuances, rythmes et mélopées.
Runes exprimaient le Charmant et le Merveilleux
De la Musique à l'Oreille montaient vers les cieux
Tragédies Musicales Traditionnelles émeut
Alors les âmes de son cristallins dignes des dieux.
En Nuées et Alizés
Lieux de muses et coryphées
S'éleva cette mélopée
Sur des âmes paralysées...
Ainsi fut narré une longue quête personnelle pour rendre la vie à une Harpe Ancestrale
RECONSTRUCTION DE BOISDORE
Hommages
[sur l'air de l'adagio]
_"Sombres colonnes noires
Temple de désespoir
S'élevant vers mornes cieux
Triste moment désastreux
Laissant funeste destin
dédain,
Que reste hommage et souvenir
A ceux vivants qui virent mourir
Innocence terribles et bonheur
En ces terribles heures
Où tristesse demeure
Ténèbres grandissantes
Grande peur lancinante
Disparaissez de leur cur
Que reviennent leur bonheur
Que soit chassé grandes peurs
Malheurs
Pour ressentir ainsi
Une nouvelle vie
Et ces démons partis
Renaisse ce village
Que chaque âme s'engage
Unissez chaque volonté
POur qu'il puisse se relever
Qu'enfin revienne la fête
parfaite
Que mes notes vous donne courage
Et vous rendent vie volage
Et que la fête revienne
Oubliant cette haine
Eloignant toute peine..."
Le village de Boisdoré nétait plus que tristesse et désolation. Il était revenu avec Dara et les enfants sauvés de justesse. La fumée des incendies continuait à sélever et un petit air triste mais clamant espérance fut de mise.
LA QUÊTE DE ZORINNUS
Saga
Il aurait pu rejoindre un repos éternel,
Mérité par des années de soins perpétuels.
Mais une fin tragique lui empêche le sommeil
Ce fut un grand fracas qui scella leur entrée,
Les Vénérables ne pouvaient plus officier
Et apaiser les âmes errantes bouleversées,
Livrées à leur angoisse et colère d'éternité
Savoir et Connaissance apanage de ce lieu,
Confronté au séisme qui génèrent les Deux.
Chargés de maîtriser l'errance de morts malheureux,
Durent demander l'aide d'âmes pour ce lieu mystérieux
Amour du Grand Tout, Sagesse et Curiosité
Motivèrent leur bras qui déblayèrent cavité.
Une âme errante augmenta leur célérité
Pour qu'enfin la porte de pierre soit libérée.
Atroce fut le fléau qui lui fut imposé,
Errance, lassitude et ennui larmoyé,
D'un sort peu enviable et même redouté
Cette lueur violacée emmena leur pas
Vers l'obscurité lieux de ténèbres et trépas,
Guidé par un Vénérable aîné qui jugea
Des terrassiers capables de surmonter leur effroi.
Face au lac, ils durent ramer pour le traverser,
Unir leur force devant une porte scellé,
Suivre de près le Vénérable qui guidait
Et racontait les catacombes et leur secret.
Suivant A La Voie Donnant Révélations,
Ils franchirent les passages d'une divine création,
Le Père des Dieux déposa sa bénédiction
Sur l'âme d'un homme qui vivait par abnégations.
Une langueur pleine d'incertitude l'attendait,
Plongé dans un désespoir qui le condamnait
A la folie, l'oubli ou le néant trépassé
Le Secret des Catacombes écrit par trouvère
Retrace leur origine révélée par grand clerc.
Dans les méandres sépulcrales du monastère,
Trois Âmes, au saint du saint, arrivèrent.
Héros, Grands, Elus ont l'honneur du domaine.
Les tombeaux des Héros s'équilibrent sans haine,
Les Grands narrent content et chantent les mêmes rengaines,
Reposent Elus et ceux dont le trépas advienne.
Le temps et l'espace étaient différents en bas
Mais leur patience en morne monde s'estompa.
Il apparut alors et imposa combat
Avant d'implorer son appel de l'au-delà.
Et leur soupçon de vie lui redonna espoir,
Car ils choisirent de l'aider de tout leur pouvoir
Pour le sortir du néant ou du purgatoire
Un sentiment oublié surgit du passé.
Brille l'espérance à nouveau de ce condamné
Un sursit donné par Trois Âmes dévouées.
Il est temps de nommer les Trois pour que l'on sache
Au delà des actes, pour que leurs faits se détachent.
Chacun apportait pour cette noble tâche,
Une partie de soi qu'il consacrait sans relâche.
Le Sage Galathorn en profonde méditation,
Découvrit l'aura de chacune des positions.
L'Enigmatique Kaltaer fit sessécion
D'emphase et de bavardages avant actions.
Un narrateur zélé, Azelun, ménestrel,
Garda en mémoire et narre tous ces faits réels.
Et ils décidèrent à la lueur des chandelles
De rechercher ces Os et taire non-vie cruelle.
Temps, Espace, Matière, Esprit révélèrent secrets.
L'aura des Os brilla dévoilant vérité,
Commença quête qui brisera éternité
Une aussi vieille puissance attira envie,
La somme des restes donnerait forte magie.
D'autres les cherchèrent sans respect de la non-vie
Pour unir l'Arcane et la rendre asservit.
Lumière, fraîche et scintillante des monts enneigés,
Ternie par un acte odieux d'un livre profané.
Zark, mendiant postiche, paya la page déchirée
Trop de vagabonds et Laminoir en était.
Dans cette Sombre Compagnie, un nom préservé,
D'une ire verbale car ses faits ont démontré,
La noblesse d'un coeur aux actes désintéressés
Permettant le repos à cette âme à sauver.
Un spectre oublié et une âme concentrée
Défièrent les lois des trames de la réalité
Et leur dévoileront où ils devaient chercher.
Au siège de funeste desseins fut Tibia,
Porté par cette compagnie noire de malfrats.
Le futur annoncerait peut être un combat
S'il fallait sauver cette âme, il fallait cela.
En Nuées et Alizés, Crâne fut confié,
Immaculée Prophète le gardait, protégé
Des convoitises et mémoire ainsi respecté,
D'un Mage Blanc qui passa sa vie à apaiser.
Epine Dorsale siège de ce pouvoir arcanique
Gisait en territoire éloigné et mythique.
Mais page arrachée rendait recherche tragique
Rendant son existence même, énigmatique.
Une quête qui se révéla personnelle
Pour chacun et pour cette équipée, fraternelle.
Sauvant ainsi le repos d'une âme immortelle
En ces terres natales fut ramené son symbole
De puissance et de pouvoir prit dans une étole,
Eteignant sa mémoire et taisant sa parole.
Ils savaient, seule la méditation du Sage
Leur permit de devancer ce groupe qui en gage,
D'un acte ignoble laissait Zark payer la page.
Mais déterminés ils s'installèrent au village.
Et ce conteur attira les regards curieux,
Pour que d'autres rencontrent la prophète du Dieu
Des arcanes car il fut aperçut en ce lieu
Communion des Esprits et dialogues mystérieux.
Sa sagesse convainquit et Crâne fut confié.
Mais les Ombres guettaient prêtes à les supprimer,
Une issue dérobée une route éloignée
Leur permirent de se soustraire aux Lames acérées.
Curiosité domptée permet de renseigner,
Soif de ale bien tiré permet de rencontrer.
Terre de légendes, de Nuées et d'Alizées.
Tant de secrets dorment dans des ouvrages rangés
Qu'en bibliothèques recèle ce qui manquait.
Blanche écorce témoin d'une clairière profanée
Par cet acte ancestral, le trépas du damné.
Ce Gardien invisible, se sentant menacé.
Le bras de Te Danann par vision inspirée.
Présence d'un Templier et d'une Mage Azurée.
Ganfeanor alors dressa pentacle sacré.
Protection bénie d'un homme de noble pensée
Luttant contre la folie des hommes insensés.
Gardien de Zhor reconnu Kaltaer aîné,
Acceptant de le suivre pour sauver l'âme damnée.
Peu de mots suffirent du flegme de Kaltaer
Pour ramener la bête de Zhor au monastère.
En village joyeux fut amitié sincère
Malgré leur bonne volonté et leur sagesse
Restait celui qui possédé par scélératesse.
Mais il faut évoquer un coeur de grande largesse
J'aime à prendre la parole pour satisfaire promesses
Par ignorance, par inconscience, l'homme ne sait voir
La Nature qui l'entoure et la source d'un pouvoir
Emanant de chaque chose, difficile à concevoir.
Ganfeanor Kaltaer livrent ce savoir.
Parfois un serment peut trahir la noblesse d'un coeur,
Contraint de suivre par amour, lugubre âme soeur.
Seishiro passa outre, brisa son code d'honneur
Sauvant une âme, me confiant Tibia majeur.
Profondeur sépulcrale en cellule éternelle,
L'espoir pouvait renaître par leur tâche fidèle :
Crâne, Tibia et Bête de Zhor pour âme immortelle
Tant d'attente pour ce que cesse cette atroce errance,
Tribu d'une vie payé par cette pénitence.
Mais la colère et l'envie brisa patience.
Nul ne su vraiment expliquer ce qui liait
La créature et le Mage. Peut être les effets
D'Epine Dorsale, siège des arcanes Immaculées ?
Mais la bête fuya devant le mage énervé.
Aussi tortueuse que les méandres de la mort,
La bête s'en fut dans les mortem corridors.
Seul le regard outre espace d'un boisdorien sort,
Permit à Galathorn de voir la bête de Zhor.
Excédé, même Kaltaer ne su l'expliquer,
Mais seule la mélodie d'une Harpe enchantée
Pu taire ses peurs et de la Colonne m'emparer.
Dans les catacombes l'enterrement fut prononcé...
Un oubli réparé pour Sekuan, moine guerrier
Epaulant barde jouant du bâton ferré
Car sans les soins de Kaltaer, squelettes guerriers
Auraient empêché Galathorn de méditer.
ALLELUIA ! Car enfin la Lumière libérant
L'âme damnée de Zorrinus du néant
Permit aux Trois de pénétrer au firmament...
LARBRE
Enchantement divin de la Harpe
Entends la prière de ton fidèle ménestrel
En ce lieu funeste, souillé, lugubre chapelle
De celle parée de tant beautés éternelles
En faisant de ma Harpe le siège de mon Appel
Instrument ancestral
Antique Harpe astrale
Siège de vénusté
Trop souvent oublié
Entends ma requête en ces tristes temps tragiques
Octroie lui ton Pouvoir et ton Verbe arcanique
Qu'enfin ma verve devienne le regard du Basilic
Ouvrant à l'Illuminé son passé mythique
Compagne de mes nuits
Embellissant ma vie
Par notes cristallines
Aux allures câlines
Entends mon Appel enchante mon instrument
Donnes lui les volutes aux airs emprisonnant
Puissent les portées des notes aux rythmes envoûtant
Appuyer ma verve face à cet être puissant
Ecoute la prière
De ce simple trouvère
Demandant pour cette fois
l'Intervention de ta Voix
Ainsi sera connu le pouvoir de ton Charme
Capable de faire face aux puissants et les désarme
Laisse être le porteur de ton verbe envoûtant
Par cette Harpe elfique et divin instrument...
Chant dantan
[sur l'air du thème de Leia, Star Wars]
Lumière, d'un vaste Aether,
Brille des temps naguère,
Chante son souvenir
Pour qu'elle puisse éblouir
Royaume des temps anciens
Elfique antédiluviens..."
Respire par ces airs,
L'Espoir des beautés en ces terres
Ecoute mon hommage,
A cet immense ramage,
Oubli sombres jugements
Et laisses mémoire à cet instant..."
Ivresse de ce rappel
Chanté par ménestrel
Unique d'un royaume enchanté
Qui ne demande qu'à rayonner
Perds toi dans ta mémoire
Et rejoins les affres du passé
Chasse ces symboles noirs
Pour qui tu t'es voué..."
Baisse garde noircit
Chasse cette haine asservit
Que Stase apaise ta haine
Couverte de légères chaînes...
Accepte de te noyer
Dans méandres passée
Que ma voix te raidisse
Zaël dans tes Abysses
Que mes notes t'emporte
Que Shanya m'exhorte..."
CHRONIQUES
[Chroniques, prologue]
Il approcha alors avec un pas moins prompt que celui de son départ de la Baie. Pourtant habitué aux Nuées de BrumeVent, il restait circonspect dans celle de ce lieu Maudit... Les frissons qui le parcouraient n'avaient rien à voir avec les frimas de la saison, il avait Peur... Mais l'issu Sombre de l'Oratoire, ressemblait à une lueur d'espoir et il s'y rua pensant trouver le salut...
[Chroniques Acte I, Fin]
Les ténèbres n'avaient pas la verve pour raconter ce qui s'était passé. Alors il fut convoqué pour narrer cette chronique... Le Triumvirat de l'Arbre avait perdu deux têtes, que les mémoires retiennent qu'Ombre et Snagga furent de la danse. Un ballet meurtrier, qui emmena en tragique mort, celui qui en faisait sa vie... Peut être fut il possible d'écrire là-haut, dans les profondeurs du monastère, dans le sanctuaire des héros :
"L'Assassin lui-même trépasse
Que l'Epitaphe soient ces vers
Qui dépassent
L'oubli d'une âme Meurtrière"
Cette plaque qui désignerait à jamais, ce que fut Osgoroth... Les mémoires ne retiendront qu'en cette nuit sans lune, Osgoroth ne pu retenir les assauts des Ténèbres et de la Lumière... Son frère Joran tomba sous les coups meurtriers et lui aussi sous une flèche purificatrice... Comme si le destin avait souhaité que Zorinnus reste pour transmettre à qui le méritait, la Lumière... Une Page d'Odyssée venait d'être tournée, la préface peut être ou la conclusion des vies qui se côtoyaient, car en ce lieu trouble, baigné de malédictions, de haines, de turpitudes, on avait vu la Communion d'être que tout opposait...
L'Autre Narrateur
Les combats sanglants, rapides efficaces avaient décapiter la puissance de l'arbre de deux de ses maîtres...
Il n'en restait plus qu'un, peut-être le plus craint...
Son visage apparus fugacement parmi les décombres du massacre
Il ne s'y attarda que le temps de prélever de ci de là des restes... Puis telle une volute de fumée, il regagna l'arbre, il émane de lui comme un air de satisfaction.... Ceux dont les yeux sont les plus perçants purent discerner sa silhouette au sommet...
Pour ceux le connaissant ses principes sur l'Oratoire ils seront étonnés de constater sa non réaction... Que prépare-t-il ? Que ceux qui craignent de le savoir ne reste pas en se lieu...
[Chroniques, Acte II]
Heureux les crédules qui restèrent alors seuls dans l'Oratoire et vivants ! Un temps... Hécate dans toutes sa splendeur ne pouvait qu'être satisfaite. Car ses fidèles adeptes avaient agit et montré que l'apathie d'un de ses favoris l'avait menée à sa perte... Osgoroth, dont le nom avait fait trembler les âmes, n'était plus, trahit par ses séides. Leur plan machiavéliquement orchestré avait suivit un balai macabre emportant dans cette funeste farandole, la naïveté de ceux qui pensaient pouvoir compter sur eux... Ainsi, leur acte accomplit considéraient-ils que Zaël ne pouvaient être atteint, ainsi estimèrent-ils que l'aide de l'Elu de Furrinus, ne méritait pas de s'en prendre à l'Illuminé, d'autant qu'avec mépris ils durent accepter à leur côté, un temps l'Elu de Te Danann. Pourtant aujourd'hui, l'Arbre n'avait jamais été aussi affaiblit car ne restait qu'une poigné de naïfs personnages dans l'Oratoire, hésitant sur la marche à suivre. Ils avaient accomplit leur sinistre tâche, s'étaient servit de Galathorn au cas où Zaël interviendrait. Le Vicaire de Furrinus, aussi s'était fourvoyé tant à se servir de son côté ses propres desseins avec une telle association...Pourtant, lors de cette tuerie, Zaël n'avait cillé, il n'avait pas agit... Peut être que de ne rien faire, c'est déjà agir...
A cette heure encore chroniqueur, témoin d'un tournant de cet endroit maudit, les trames de certains destins s'imbriquaient, se défaisaient et montraient une nouvelle tapisserie... Anonyme et discret, l'évènement n'était que la préface de grands changements...
[Chroniques, Acte III]
Les affres du temps, en avaient voulu ainsi, il pouvait écrire enfin la suite de ces chroniques, certains avaient évoqué son sang, d'autres son opportunisme, seulement il se trouvait avec ces deux Elus, dans l'Oratoire de Te Danann, seuls, abandonnés de ceux que Galathron avait soutenu. Bientôt la nuit enveloppa les lugubres brumes et seule une douce mélodie sortait du funeste lieu...
Il aurait été écrit que ce joua le destin de chacun, celui dont on dit qu'il portait le jugement des dieux sur les épaules, un autre qui portait la parole de la déesse et le Chroniqueur...
On lui laissa le choix, comprenant alors son dilemme d'abandonner ses amis pour rester en vie, mais quelque part il ne pouvait éviter cela et ils prièrent. Chacun pour remettre leur âme ? Pour demander conseil ? Pour le moral ?...
Au crépuscule du jour, ils gravirent sentencieusement les marches vers ce Destin et Il les attendait...
Impassible...
Il fut fabriqué en contrée lointaine, de mains d'artisans elfiques, un instrument, d'une beauté exceptionnelle, doué d'un amour de l'art et d'une force profonde. Il s'en été remit à Elle et le lui avait rendu par sa manne, car celui qu'ils allaient rencontrés, ne leur aurait donné aucun répit...
Face à celui qu'on appelait Zaël le Sombre, il frémit... La Parole de Furrinus, annonça le réquisitoire, le Bras de Te Danann attendait... Et cela se fit par la force de son Esprit, qui alla directement effleurer les franges d'un Vicaire Kaïcha rompu aux techniques de concentration de l'Ordre. Il se refusa à se plier à cette attaque et il riposta en assénant les prises envers celui qui répugnait à combattre de ses mains. Par deux fois, il fut repris à l'ordre, par deux fois, il menaça et insulta celui qui restait impassible...
Quelque part au sommet du ramage, un Illuminé semblait vouloir provoquer son destin, il semblait vouloir en finir, mais rien ne brisa la sérénité de Galathorn...
Ce fut une mélodie incroyable qui émana alors des plus Hautes Branches, nul ne su si les notes étaient entendu ou bien perçu au sein de chacun, seulement ce qui fut entendu aurait pu éteindre la moindre velléité, la moindre haine, la moindre colère et ce fut fait... De peur ? De Sagesse ? Il n'aurait pu le dire, car en son sein, il était enfin libre, de choisir... Est-on vraiment libre lorsque l'on a le choix ? Il se retrouva face aux figures figés des protagonistes, Elle avait béni la Harpe et sa voix avait porté... Il s'était approché si prêt de Zaël, que seul son regard perçant l'avait détourné et il avait pu lui tourner le dos sans peur... Comprenant la portée de son acte et les conséquences, il resta longtemps en ce lieu. Ce lieu qui avait vu la rencontre avec des personnes qui marquèrent sa vie, ce lieu qui encore une fois le marquait... Devant son impuissance et justement la puissance de son geste, il demanda aux dieux, ce qu'ils avaient cherché à faire, Furrinus, qui portait son regard sur sa Parole, Te Danann qui suivait son Bras et Shanya, la méconnue, la dénigrée, la triste déesse inutile de la beauté et de la poésie... Elle avait donné à son humble ménestrel, le pouvoir de montrer sa puissance, relative certes, mais qui avait rendu une Noire Force inutile, deux Elus figé et lui face à son Destin... Il s'en remit à ceux qui, homme de peu de foi naguère, comprenait aujourd'hui leur puissance...
Si Acte IV des Chroniques devaient être écrit, les Dieux en inscrirait les premières lignes...
[Chronique, Acte III, Interlude]
Seule, Elle répondit peut être parce qu'elle le plongea dans le désarroi... Alors il choisit, non pas de prendre partit mais d'écrire l'histoire telle qui lui fut demandé... Il ne demanda alors qu'à protéger ses compagnons... Un impact étouffé alors raisonna une dernière fois comme la première note de cet autre concert... Le cliquetis d'un objet tombé à terre marqua une autre mélodie... Un cri funeste se répercuta dans les Hautes Cimes... Un véritable spectacle affligeant... Annonciateur de mort ? De Sa mort, comme si le Sombre le voulait, le cherchait... Alors il reprit son humble place, il saisit la plume, pour écrire la suite des Chroniques, comme s'il n'aurait jamais du quitter son Pupitre... Encore fallait-il que maintenant, il puisse être épargner de Sa ire... Mais quelque part, il fallait en être sûr, car les Sombres Actes devaient être dénoncés... Voilà, l'Histoire qui devait être... Voilà l'Histoire qui lui fut peut être permis d'écrire, inutile ? Certes ou pas peut être... Ses compagnons, Elus des Dieux Tutélaires du Panthéon, les Pères et Mère fondateurs, savaient... Le vent due souffler alors car plus rien n'émana des hauteurs des cimes, aucune parole, aucun chant, juste la langueur monotone des alizés morbides, noyant sa déception dans le silence...
[Chronique Acte IV, Duel Verbal]
Autres que les reptations et bruit commun, du marais, rien ne venait plus alors de la cime du moult fois centenaire... Rien si ce n'est peut être des rires... Des rires ? Peu
t être oui mais moqueurs ou sardoniques...
Une chape silencieuse entourait les hauteurs, rien qui du pied n'aurait pu évoquer l'issu de leur escapade...
Etait-ils morts, prisonniers ou bien un combat se déroulait sur d'autres sphères, les abysses ? L'astral ? Ou tout simplement la verve...
Mais ce qui se déroulait sur les hautes branches, engendrait des conséquences et des évènements d'une portée extraordinaire...
Restera-t-il alors une âme, non perverti pour terminer les Chroniques de cet instant, cet instant dont le regard des dieux semblaient tourné, sans en tirer la moindre initiative... Seuls les mortels étaient confrontés... Car il est dit que Zaël pouvait passer de trépas, mais seul son très grand pouvoir pouvait retarder son échéance... Défiait-il les dieux ?
Les trois acolytes, eux, ne pouvaient retardés cela et pour le moment se remettaient à la clémence de leur destin, si tant est qu'ils puissent être encore en vie, en sa demeure...
Seule fut entendu alors au firmament d'une branche, une sorte de litanie monotone, monocorde et triste... Requiem, adieu, hommage... Seul cet élément désignait qu'au moins un était encore vivant...
[Chroniques Acte V, Morts]
L'Autre Narateur
Il est des moments où la vie bascule
Il est des moments où le croisement des Destins rend la vision du future impossible
L'arbre est en cette instant dans une phase ou son avenir est compromis
Plus personne ne vie ici, seul quelques badauds circulent parmi les branches
On peut voire parfois un rat courir dans la bibliothèque
Plus de dirigeant, ils sont tous mort....
Zael lui-même a péri, pas sous les coups d'un ennemi commun mais pour subir un jugement divin...
De ce jugement dépend l'avenir d'un lieu incertain....
Il usa des armes choisit pour porter sa botte et fut choisit le Juge... En ce sinistre lieu, il n'aurait pas suivit et n'a pas suivit. Les âmes allaient être jugées par son Avatar, représentant des dieux. Seulement, il fallait trépasser et le Narrateur, auteur des chronique choisit de quitter le Pupitre. Hôrosis lui montra ce monde et cela lui suffit. Les Deux Elus choisirent et sacrifièrent leur essence en ces Terres et acceptèrent. Le Sombres Accusé acquiesça...L'Avatar vint alors et dispensa la funeste Clé pour que leur âme quittent le monde des vivants.
Un unique lien alors les relia avec le monde des vivants, un unique anneau, empreinte de son Sombre
Esprit, fut alors confié au chroniqueur qui fut témoin de chacune des plaidoiries...
[Chroniques Acte VI, Révélations]
Que les vivants en ce monde sachent que le jugement est porté par eux-mêmes, que le Juge des Âmes n'en a que le nom...
Les Dieux se turent. Rien... Le Néant et l'incompréhension. Les deux Elus n'étaient jugés que pour leur Essence, non pas pour ceux qu'ils représentaient. Le Sombre pu montrer, démontrer, se justifier... Et chercher ce qu'il voulait, sa Toile n'avait que le parfum de son désir incommensurable de savoir, de connaître, de posséder Celui qui lui manquait, le Dernier des Ouvrages, celui qui prenait sa place en ce lieu. Le dernier convoité...
Tel était son unique dessein, le Livre...
Tel était leur déception, les dieux se turent...
Le Juge des Âmes jugent les mortels et ne représente personne.
Leur plaidoirie suffit pour les décisions, il fallut qu'Il parle encore pour se justifier, il justifiait son existence, ses actes et son unique envie. Aucune compassion rien que le savoir absolu et le Livre.
[Chroniques Acte V, décision]
Il fut renvoyé en monde des vivants, seul. Il récupéra la bribe de ses pensées confiée, révélant le terrible dessein, posséder le Chroniqueur s'il n'avait pu revenir par le Juge des Âmes. Prendre possession de cet âme qui n'avait que le rôle de témoin, se servir de lui. Mais n'était qu'à l'image de ses desseins.
Le Juge des Âmes le précisa, seule la Justice des hommes devait juger le Sombre. Mais laquelle, aucun dieux ne porta avis, si ce n'est qu'Hôrosis, qui ordonna le sinistre jugement et sentence.
Les dieux se turent.
De ces évènements majeurs ce fut une pitoyable conclusion... La Mort...
L'Illuminé avait bien choisit, Celui qui devait ainsi perdre l'Arbre, Celui qui trouva les mots pour
perdre le servant d'une mortelle déesse. Il n'était plus que seul dans son domaine avec que ses chimères et ses ambitions démesurées.
Trouvera-t-Il d'autres Fous pour le suivre ?
Un Prince Oublié, Paroles perdues
Alors Zaël réapparait, juger et sentencié...
Il ne dois plus mourir sous peine de mort... Ainsi parla le juge des âmes. Quant aux Elus, ils restent dans son royaume un temps indéterminé...
Il ne reste plus qu'un frères....
Il ne reste que le plus puissant...
Zaël a vaincu cette crise....
Ainsi l'estima-t-il, oublia-t-il ce frère oublié ?
Il est dans un monde de froid qui n'appartiens pas à Odyssée....
Il n'existe plus pour le moment....
Et ce depuis des lustres
Donc il ne reste bien qu'un des frères...
Il se faisait appeler le Prince, il avait cherché par tous les moyens de récupérer les Ouvrages Maudits, mais en vain... Car malgré sa fourberie à tromper la jeunesse d'une comtesse, il restait celui le plus difficile à trouver, voire maintenant impossible...
La poursuite de ce pouvoir avec pour excuse de vouloir lever la malédiction des elfes ombres, avait amené la folie à bien d'entre eux...
Le Prince Llandon, errait alors toujours à la poursuite de ces chimères en vain poursuivit par sa folie...
[Chroniques Acte VI, Conclusion]
Cela n'engage que le porteur de la Plume.
Honnit soit le mécréant, béni soit le Fidèle, de mes Paroles ne soient retenus que mon Avis et mon Avis unique :
Les Dieux n'ont que faire des affaires des hommes, usant de leur influence que pour briller.
Ô Shanya tu eus ton instant de gloire pour avoir fait montre de ta Puissance. Malgré son arrogance il avance qu'il s'est laissé toucher... Le crois-t-il vraiment ?
Ô Dieux tutélaires Fondateurs, vous avez laissé les Hommes Choisir, quels étaient vos raisons, existerait-Il une Puissance plus grande encore qui Le protégerait ?
Triste Sort à l'Illuminé et ses élèves. Tristes Destins que de ne plus pouvoir en revenir en monde vivant. Car telle fut la Sentence. Condamné à ne pas mourir...
Quiconque suivra ses desseins ou les ayant suivit est aussi condamné...
Seul, à se réfugier dans sa "Tour" d'Ivoire, abandonné, isolé tel est son destin à ne vivre que de cette Espérance qu'enfin lui soit ramené le Livre... Qu'il ait enfin cette Puissance, cette Chimère, cette Utopie...
Ainsi se termine l'Episode d'un Jugement dont la conclusion n'est peut être que le prologue ou l'introduction à d'autres évènements majeurs...
FËTE A BOISDORE
Tournoi de poésie
Oyez ! Oyez ! Gens de fête de Boisdoré
Impatients de connaître notre verdict donné
Car les ménestrieux ont enfin délibéré !
Commençons par premiers quatrains cités :
Boisdoré, ville que j'admire sans pareil
Qui me laisse tisser des rêves labyrinthes
J'apprécie ses parcours effrénés qui m'éreintent
Qui comblent mes regards et mon cur de merveilles
Foby montre ainsi son amour de Boisdoré
Mais il n'est pas celui qui a charmé
Deux ménestrieux sensibles aux vers donnés
Quel beau sujet que cet amour de Boisdoré
Quoi de plus beau que simple doux mot :"Merci"
Donner le sourire, quoi de plus récompensant
Faire naître la joie dans moi cur quoi de plus béni
Asrélia mérite donc hommage des plus grands
Linda, inspirée nous gratifie son amour
D'un village meurtri mais qui revois le jour
Merci, oui est le mot pour ce jolie quatrain
Mais le seul prix offert de nos mains
La foi des âmes, des montagnes peut soulever
A travers les ténèbres la vie ramener
Et faire que le beau village de Boisdoré
Retrouve joie, fierté et rires enjoués
Zark alors pria et vint aussi porter
Ferveur pour un village aux accents printaniers
Tous nos remerciement pour ces vers narrés
Mais sera la seule récompense motivée
Légendes oubliées ne reviendront jamais
Et les anciens contes racontés près du feu
Défaillent dans nos mémoires, lacune gai
Preuve que nos mythes s'effacent peu à peu
Le silence de Shana ne l'a pas empêchée
D'exprimer, nostalgiques évènements passés
Que ses vers émouvant de lugubres destins
Ne soit pas retenus et n'attire son dédain
Hanté par son sourire, doux et triste souv'nir
Y-a-t-il un remède, à ce mal qui m'obsède
Renoncer, oublier, jamais je ne pourrai
Y parviendrai-je un jour à gagner son amour
Autre que Boisdoré, l'Amour est à l'honneur
Emouvant, transcendant, apportant le malheur
Pour celui qui ne sait survivre à ses passions
Wolfram sera encouragé mais pas champion
L'amour est le sentiment des Dieux et Déesses
Il prend sans espérance de retour le cur
D'un innocent qui n'en demande qu'un nouveau
Pour pouvoir mener sa vie sans une faiblesse
Ô Robin troublé par le flot de ses passions
Ne sut trouvé rimes et ne fit pas attention
A ce cur esseulé répondant à l'écho
D'un malheur ? D'un bonheur ? Il ne trouva mot
J'ai croisé mon ami, en chemin par hasard
Il hurlait étourdi de sa voix éraillée
Comme pris de folie, dansant dans le blizzard
Il a vu m'a-t-il dit, les étoiles briller
D'entre les ténèbres apparaît soubresaut
Dernier vestige de son humanité prévaut
Pour qu'un être tourmenté puisse libéré
Son âme, ni hait ni oublié par pensée
J'entends le vent doucement me souffler mes mots
Ils dansent dans le feu qui caresse ma peau
Je vois dans l'eau les présages de mon destin
La terre pleurera lorsque viendra la fin
Attentif à cette nature qui l'a inspirée
Hakaré mérite notre regard posé
Il a su trouvé belles paroles enchantées
Méritant mélodie d'une harpe pensée
Souffla le vent en envolant les faibles feuilles
Une brise couvrit le royaume tremblant
Siffla un long soupir autour de beaux cerfeuils
Fantar rappelle encore le soleil couchant
Ah ! Damoiselle Sihara qui nous a émus
De ces vers nostalgiques d'un royaume abattu
Veuillez accepter de la main de Dara
Le troisième prix de ce poétique tournoi
Être angélique, possession illusoire
Joyaux d'émeraude perçant dans la nuit noire
Ta vision me consumes le corps de désirs
Et mon âme brûle pour toi avec plaisir
Ainsi l'ivresse de sentiments inspira
Ce quatrain rimé qui permettra à Dara
De récompenser le lyrisme de Konrad
Méritant cette place dans cette parade
D'une albâtre pâleur de mielleuse clarté
Douce étreinte glacée et lascive chaleur
Tels amants passionnés, jouissant de cette heure
Où mourante noirceur enlace la journée
Délice du verbe sera récompensé
Car alliant savantes contextures agencées
A rythmes enchanteurs des rimes entrelacées
Nimnae a su par sa verve s'imposer...